Une convention pour la rénovation. L'Etat, l'Etablissement public d'aménagement Euroméditerranée (EPAEM) et le GIP Marseille Rénovation Urbaine ont signé hier un protocole de partenariat avec l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) pour la construction de 230 logements sociaux dans le cadre du programme national de rénovation urbaine (PNRU). 135 habitations seront édifiées dans la ZAC Cité de la Méditerranée. Pour les 95 restantes, leur localisation devrait être établie d'ici la fin du premier semestre cette année.
Le béton et l'humain
A Marseille, le PNRU prévoit près de 2 900 démolitions reconstructions, dans 14 quartiers « sensibles « de la ville. Et ce, dans le respect du « un pour un », soit un logement construit pour un détruit. Le coût de cette opération est estimé à environ un milliard d'euros. Au 31 décembre dernier, sur les 2 898 logements à construire, 828 ont déjà été livrés. La moitié en dehors des zones sensibles pour assurer, explique-t-on à l'ANRU, un « parcours résidentiel positif » aux habitants. Le but : éviter de remplacer un ghetto par un autre ghetto, et de déplacer le problème au gré des réhabilitations. « Nous nous inscrivons dans une démarche de mixité sociale, de mixité des usages et des esprits », a affirmé hier Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône et présidente du GIP Marseille Rénovation Urbaine. « On change la ville pour qu'elle aille mieux. Car au-delà du béton, nous travaillons sur l'humain « Au sein du périmètre d'Euromed, qui couvre 480 hectares, 18 000 nouveaux logements doivent sortir de terre. 20 % d'entre eux seront des logements sociaux », a assuré hier Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône et président de l'EPAEM. 6 000 autres habitations seront réhabilitées. L'ensemble devrait accueillir entre 38 000 et 40 000 nouveaux habitants.
L'Etat, la ville, MPM, le conseil général, le conseil régional, l'EPAEM et le Grand port maritime de Marseille (GPMM) viennent de mettre sur pied un comité de pilotage pour travailler ensemble sur l'avenir du port. Il sera chargé d'élaborer d'ici juillet une charte de collaboration mutuelle.