l'auberge espagnole plus que la cité U

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Publié le 7 février 2012.

étudiants Deux nouvelles résidences, soit près de 500 logements neufs, ont été inaugurées

En cinq ans, 4 600 chambres universitaires, soit 55 % du parc du Crous, l'organisme gestionnaire des résidences étudiantes, ont été réhabilitées. Hier, deux nouveaux bâtiments, construits sur des terrains mis à disposition par la région, ont été inaugurés. La résidence Maryse-Bastié, sur le site du lycée Renée-Bonnet, compte 277 logements et la résidence L'Aérophile, sur le terrain du lycée Hélène-Boucher, comprend 235 logements. « Le loyer mensuel, avec les charges, s'élève à 330 €, explique Thierry Bégué, directeur du Crous. Avec les aides au logement, l'étudiant sort juste 130 € de sa poche. C'est l'originalité de l'académie de Toulouse d'avoir des loyers plafonné ». Cette limite à l'envol des loyers plaît d'ailleurs aux locataires. « Pour 18 m2 de surface, à proximité d'une station de métro, c'est un prix plus que raisonnable, souligne Baptiste, un étudiant de 18 ans habitant la résidence Maryse-Bastié depuis la rentrée. Je n'ai même pas besoin de chauffer car le studio est très bien isolé ». Le Crous a rattrapé son retard sur les constructions étudiantes avec 9 500 places disponibles actuellement pour 30 000 boursiers. « C'est encore insuffisant au vu des besoins c'est pourquoi nous voulons arriver à 11 000 places pour satisfaire un tiers des boursiers en 2013 », précise Thierry Bégué.
Un effort nécessaire pour répondre aux besoins des étudiants car selon une enquête récente sur leurs conditions de vie, plus de trois sur quatre n'habitent plus au sein du foyer familial. 53 % d'entre eux vivent dans un appartement en location, 22 % chez leurs parents, 12 % en cité universitaire, 5 % en résidence privée et 8 % dans d'autres types de logement. « Cette enquête a été réalisée par l'observatoire de la vie étudiante auprès des trois universités et de Sciences Po, rappelle Marc Boudier, directeur de l'observatoire de Toulouse 1-Capitole. On constate ainsi que 3/4 des étudiants interrogés se disent satisfaits de leur logement et des rapports sociaux qui en découlent ». Depuis leur départ du domicile familial, huit étudiants sur dix ressentent un sentiment de liberté. Il est cependant accompagné d'un sentiment de solitude pour un étudiant sur trois, en particulier chez les élèves de première année.

julie rimbert
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