Lyon Basket Féminin (13e) est bel et bien dans le dur. Son quatrième revers de rang en Ligue Féminine, face à Hainaut hier (73-79), compromet un peu plus ses chances de maintien dans l'élite. D'autant que des concurrents directs, Villeneuve d'Ascq et Arras, l'ont emporté et comptent désormais deux victoires d'avance sur le promu lyonnais.
L'ombre de Sy-Diop
Seul le premier non-relégable Aix-en-Provence reste à égalité avec les partenaires d'Audrey Sauret, qui s'y rendront samedi (20 h), à huit journées de la fin. « Perdre face à Hainaut est une déception. Mais si on s'incline à Aix, cela sera un échec », prévient l'arrière Julie Legoupil. D'ici là, le LBF devrait retrouver sa meilleure joueuse Mame-Marie Sy-Diop (13 points et 7 rebonds de moyenne), touchée à l'épaule depuis deux semaines et qui a cruellement fait défaut hier. « Pour remporter ce type de match, nous sommes obligés d'être au complet. Là, on s'approche de plus en plus mais on ne gagne toujours pas », constate l'entraîneur Pierre Bressant. Car après avoir subi l'adresse extérieure d'Hainaut (9/18 au total) et compté dix points de retard en première mi-temps, ses joueuses se sont révoltées
(57-51, 28e), grâce notamment à son inarrêtable géante Krystal Thomas (15 points et 8 rebonds). Julie Legoupil a même eu la balle de match mais son shoot lointain n'a trouvé que le cercle, rendant le voyage à Aix encore plus périlleux. « Il faut gagner samedi pour survivre », résume Audrey Sauret.
Il ne fallait pas attendre de miracles d'une pigiste médicale n'ayant effectué qu'une moitié d'entraînement avec sa nouvelle équipe. Arrivée samedi à Lyon en provenance de Washington, cette ailière de WNBA n'a inscrit que 8 points (2/8 aux tirs) en 24 minutes. « Elle manquait encore de jambes », a constaté son entraîneur Pierre Bressant.