Le sinistre qui a ravagé des dizaines de baraques de fortune n'a fait aucun blessé. Mais il a provoqué de fortes explosions et entraîné la fermeture du périphérique nord. Samedi soir, la cinquantaine de Roms occupant un campement situé près du périphérique vers l'hôpital Femme Mère Enfant de Bron a dû être hébergée en urgence au gymnase Charron, suite à l'incendie qui a ravagé leur terrain. Peu après 21 h ce soir-là, le feu s'est déclaré dans une cabane, dans laquelle, semble-t-il, une famille faisait brûler du bois pour se réchauffer. « Toutes les baraques étant les unes à côté des autres, le feu s'est propagé à l'ensemble du terrain », indique Gilberte Renard, du collectif d'aide à la scolarisation des enfants des squats (Classes). Plusieurs déflagrations, liées à l'explosion de multiples bonbonnes de gaz sur le site, ont également retenti ce soir-là et nécessité la fermeture du périphérique dans les deux sens, par mesure de sécurité.
Depuis, les familles, parmi lesquelles figurent de nombreux enfants en bas âge, sont prises en charge au gymnase de Bron. « Le maire, qui les a très bien accueilli leur permet de rester jusqu'à jeudi, le temps que la préfecture trouve des solutions de relogement », précise Gilberte Renard. Une tache qui s'annonce difficile, la majorité des centres d'hébergement d'urgence de l'agglomération étant actuellement saturés.E.F.
Depuis le début de la vague de froid, toutes les structures d'hébergement d'urgence poussent les murs pour faire face aux besoins massifs et un gymnase a été réquisitionné pour les sans-abri à Lyon mardi. Malgré tout, le 115, surchargé d'appels, ne parvient pas à répondre aux demandes de toutes les familles, faute de places suffisantes. Lire aussi p.7.