«Je suis venue rendre visite à mon mari à 13 h et j'ai tourné pendant plus de 10 minutes pour trouver une place. Si je suis sûre de pouvoir me garer, je suis prête à payer », explique Christiane, 64 ans. Nathalie, 42 ans, fréquente régulièrement l'hôpital. Elle, estime que ce sont les patients qui sont lésés dans l'affaire. A partir d'aujourd'hui, le parking du CHU Pellegrin à Bordeaux devient payant. Le directeur général de l'hôpital Pellegrin, Yves Vignau, s'en réjouit : « Nous avons goûté toutes les joies de l'anarchie gratuite, ce n'était plus possible de continuer ainsi ». Depuis la desserte de l'hôpital par le tram, de nombreux automobilistes profitaient du parking gratuit, sans se rendre au CHU. Si bien que l'établissement a enregistré de nombreuses plaintes de patients ou de proches en visite, excédés par le temps passé à chercher une place. « La fourrière ne passait même plus à cause des difficultés d'accès », raconte le directeur.
« Il fallait vraiment faire quelque chose avant que ne survienne un drame » poursuit le directeur, évoquant un départ de feu à la fac, un an auparavant. Les équipes de secours bloquées, c'est le personnel qui a réussi à éteindre l'incendie. C'est à présent Vinci qui gère le parking, réaménagé après un an de travaux, pour un coût de 4 millions d'euros.« Nous allons pouvoir nous concentrer sur les investissements en matériel médical », souligne Yves Vignau. Le gestionnaire privé ne s'inquiète pas de l'occupation des places par des personnes extérieures au CHU : « Elles cherchent des places gratuites », estime François Le Vert, directeur de la communication pour Vinci. A 1,50 € de l'heure, les tarifs, négociés par le CHU, resteront plus attractifs que ceux pratiqués par Vinci en centre-ville (1, 70 €). A partir de la 5e heure, le tarif passe à 1 €. Le forfait journée est de10 € et de 5 € à partir de la deuxième journée.