Une rencontre précieuse. La chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) des Bouches-du-Rhône organise aujourd'hui dans ses locaux une rencontre entre les horlogers bijoutiers et la direction départementale de la sécurité publique (DDSP). Objectif : lutter contre la flambée de vols à main armée et de cambriolages que connaissent ces artisans depuis plusieurs mois. « Avec la crise, la situation s'est nettement dégradée depuis l'année dernière, explique André Bendano, président de la CMA. Les bijoutiers font face à une nouvelle forme de délinquance plus violente et ils ne sont pas forcément bien préparés. »
La question de l'auto défense
L'une des priorités de cette réunion qui doit rassembler une centaine de professionnels, est de sensibiliser ces commerçants à la prévention des attaques en respectant certains conseils. « Nous allons leur rappeler certaines précautions à prendre comme le respect des horaires d'ouverture et de fermeture, la discrétion concernant leur activité professionnelle ou la conservation de leur caisse par exemple, détaille-t-on à la DDSP. Mais nous allons aussi leur apprendre comment réagir pendant et après une agression. » Car après les braquages violents, voire mortels (lire l'encadré), dont certains ont été victimes ces derniers mois, de plus en plus d'horlogers bijoutiers se sentent désemparés et affirment être prêts à se munir d'une arme. « La question de l'autodéfense est très présente car les commerçants ont en ras-le-bol de cette situation, affirme Jacques Bianchi, président du syndicat des bijoutiers. Mais c'est une mauvaise solution, car cela nécessite une formation que les gens n'ont pas. »
Un bijoutier de Cannes a été abattu lors d'un hold-up le 26 novembre dernier par quatre malfaiteurs. Le 16 janvier, c'est la famille d'un commerçant de Marseille qui avait été menacée lors d'un braquage.