Le PS joue la carte sécurité à Marseille. Dans le cadre de la campagne présidentielle, le parti socialiste a tenu hier soir à la salle des Lices (7e) une réunion pour présenter ses propositions en matière de lutte contre la délinquance. Un choix qui n'a rien d'anodin « Depuis plusieurs mois, Marseille est devenue le symbole de l'échec de l'UMP en matière de sécurité », affirme d'ailleurs Jean-David Ciot, premier secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône. Et c'est François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et chargé des questions de sécurité dans l'équipe de campagne de François Hollande, qui est venu exposer les axes de travail du PS. Parmi les mesures envisagées figure la création d'une centaine de zones de sécurité prioritaire dans toute la France où une police de proximité œuvrerait de concert avec équipes de police scientifique et technique délocalisées. La cité phocéenne pourrait ainsi compter une demi-douzaine de ces zones si François Hollande remporte le scrutin présidentiel en mai prochain accompagnées d'un retour « de la police de proximité», a martelé Rebsamen.