C'est Maélie qui va être contente. « Ça y est, la situation s'est enfin débloquée. Dès demain, des moyens exceptionnels vont être accordés, en l'occurence des contrats aidés en vie scolaire, pour que cette élève puisse enfin déjeuner avec ses camarades », se félicite Joël Bourgeot, inspecteur d'académie adjoint de la Haute-Garonne
Un surveillant pour 200 élèves
Depuis la rentrée, le cas de cette élève de sixième est au cœur d'une polémique entre la mère, soutenue par les parents d'élèves, et le principal du collège Maurice Bécanne, où elle est scolarisée. Cette fillette de 11 ans connaît de lourdes allergies alimentaires qui peuvent porter atteinte à sa vie. Les parents d'élèves font valoir que le chef d'établissement « refuse obstinément de l'accueillir dans le service de restauration », alors qu'elle apporte son propre repas chaud. « La seule condition pour que le principal accepte, c'est que des parents bénévoles se relaient tous les midis pour la surveiller », râlent-ils. « Qui peut prendre à la légère un tel risque ? En cas de pépin, le seul responsable c'est moi », s'indigne Pierre Chalier, le principal du collège. Avec un surveillant pour 200 élèves, il est impossible d'encadrer cette élève ». C'est cependant à sa demande que le conseil général de la Haute-Garonne a attribué une subvention pour l'achat d'un frigo et d'un four à micro-ondes. « Nous les avons accompagnés pour que le problème se résolve au plus vite », conclut le bureau du président Izard.E.D