Depuis Gagnac, au nord, et jusqu'à Toulouse, les bords de Garonne regorgent de ressources naturelles insoupçonnées. Baptisés « les ramiers », ces 460 hectares d'espaces inondables constitués de boisements alluviaux font l'objet d'un vaste projet de sauvegarde pour un budget de 4 millions d'euros. Une convention portant sur l'acquisition de ce territoire a ainsi été signée il y a un an jour pour jour, à l'occasion de la Journée mondiale des zones humides, par l'agence de l'eau Adour-Garonne et le Grand Toulouse.
Préserver la biodiversité
L'objectif ? « Valoriser cet axe pour en faire un corridor écologique continu, indispensable à la préservation de la biodiversité et à la prévention des crues », résume Antoine Maurice, président de la commission Environnement à la Communauté urbaine. Pour ce faire, le Grand Toulouse doit d'abord acquérir quelque 170 hectares de propriétés privées distillées le long de la Garonne. « Les négociations ont pris du retard, mais elles devraient aboutir d'ici la fin de l'année », assure l'élu Europe Ecologie-Les Verts. En attendant, des études vont être réalisées dans les prochains mois afin d'établir un véritable « plan de gestion cohérent » de ces espaces. Les premières actions concrètes de revalorisation, comme les plantations d'arbres ou la création de cheminements piéton/cycle, ne verront donc pas le jour avant au moins la prochaine Journée mondiale des zones humides… en 2013.
L'association Nature Midi-Pyrénées organise samedi un chantier de nettoyage du site « des alluvions de Miquelis », à Ondes. Les bénévoles sont attendus dès 13 h 30 au niveau de l'exploitation de Garouste. Inscriptions au 05 34 31 97 59.