Le collectif des Raimondi n'acceptera sans doute pas les 11 000 € de Costa croisières. « Nous n'avons pas encore recueilli l'avis de tous, mais l'idée générale est bien de refuser cette offre », a indiqué hier à 20 Minutes Guillaume Bret, attaché de direction de cette entreprise iséroise, dont une dizaine de salariés et leurs compagnes participaient du 6 au 13 janvier dernier à un séminaire à bord du Concordia.
« Comment le croisiériste peut-il estimer le montant du préjudice ? s'interroge le cadre. Nous n'avons pas encore retourné la liste des objets personnels perdus - appareils photo, ordinateurs, tenues de soirée… - dont la valeur, pour certains, peut atteindre 7 000 €. »
Mais pour Guillaume Bret, lui-même rescapé du naufrage, « ce n'est pas le montant du chèque qui importe. Nous voulons d'abord être considérés comme des victimes. Or nous avons le sentiment que Costa veut vite passer à autre chose. Nous aussi, on aimerait bien, mais ce n'est pas si simple. Certains d'entre nous n'ont pas encore repris le travail, d'autres ne parviennent pas à dormir. »
Conseillés par les avocats du collectif, les « Raimondi » ont vécu ensemble le drame du 13 janvier. Ils poursuivront ensemble leur défense. « Sans se précipiter », ajoute l'attaché de direction pour qui « il ne se passe pas un jour, pas une heure » sans qu'il ne pense au naufrage. C. F.