« C'est un plus, mais cela reste insuffisant. » Pour Emmanuelle Lavandier, de la CGT Petite enfance de la Ville de Paris, « le nombre de places créées répond à l'augmentation de la demande, mais il y a toujours autant d'attente. Dans le 20e, il y a autant de familles sans solution que de places pourvues. Certains parents sont même obligés de prendre un congé parental pour s'occuper de leur enfant. »
Le mode de comptabilisation pose aussi question. Selon Dominique Ratia-Armengol, du collectif Pas de bébés à la consigne, « souvent, les nouvelles places mises en avant ne sont qu'une amélioration du taux d'occupation des crèches. Mais les bébés ne sont pas des voitures dans un parking, se retrouver à plusieurs à temps partiel pour une place peut les perturber. » Les chiffres avancés par le maire de Paris sont également contestés par certains maires d'opposition. « C'est un jeu comptable, assure Jean-François Legaret, maire (UMP) du 1er. Ils déclarent 10 % de berceaux en plus pour une même crèche car c'est autorisé par la CAF, mais ils n'existent pas. »H. C.