L'abandon du projet de hammam, à la mi-janvier par l'association Babelle, a contraint la mairie à revoir ses plans de rénovation du Palais des fêtes. Le local laissé vacant, dans le bâtiment de la Marseillaise, abritera « un espace polyvalent » ouvert aux associations de danse, de musique et de théâtre, a annoncé, hier, le premier adjoint (PS) Robert Herrmann. Bénéficiant d'une entrée boulevard Clemenceau, il se composera d'un studio de 170 m2 en rez-de-chaussée et de 300 m2 en sous-sol. Les étages supérieurs seront dédiés au Centre chorégraphique. Cette solution, note Robert Herrmann, « répond à une attente de nombreuses associations en recherche de lieux et ne met pas en péril l'ensemble du chantier de rénovation du Palais ». Selon Florence Mathonat, chargée du projet à la CUS, une demande de permis de construire sera déposée ce mois-ci afin de démarrer cet été une première tranche de travaux (jusqu'en 2015). Elle prévoit, entre autres, l'ouverture d'une brasserie « type années 1920 au dernier trimestre 2013 », dit Franck Meunier, son futur patron. La restructuration du Palais s'étalera jusqu'en 2022. Malgré le couac du hammam, le coût de l'opération devrait s'élever à 30 millions d'euros, dont 17,5 millions de travaux.P. W.