Ils veulent un débat sur l'ouverture au don du sang des personnes homosexuelles. Une dizaine de membres du collectif Homodonneur a interpellé hier le responsable de l'établissement français du sang Pyrénées-Méditerranée (EFS) sur ce sujet. « Les raisons invoquées par les médecins de l'EFS, interdisant aux homosexuels de donner leur sang, sont infondées, juge Maxime Lecourt, porte-parole du collectif Homodonneur. L'Espagne l'autorise alors que certains médecins affirmaient le contraire ». Le collectif, qui estime inadmissible de se priver de donneur volontaire, a adressé une lettre au président national de l'établissement. Le docteur François Destruel, directeur régional de l'établissement, a proposé hier un rendez-vous téléphonique avec le directeur national de l'EFS.
D'autres catégories exclues
Le médecin estime que le débat avec la population homosexuelle sur le don du sang a toujours été ouvert, lui-même participant régulièrement aux réunions sur ce thème avec les associations. « D'autres catégories comme les tranfusés ou les personnes ayant séjourné en Grande-Bretagne pendant la crise de la vache folle sont elles aussi exclues du don, par précaution », précise François Destruel. La décision interdisant le don de telle population est en adéquation avec des faits avérés, incontestables et scientifiques». A quelques mois des élections présidentielles, le collectif Homodonneur réclame des états généraux sur ce thème.