jaloux, il tue son épouse

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Publié le 31 janvier 2012.

assises L'homme est accusé d'avoir poignardé puis étranglé sa femme

C'est le procès de la violence conjugale, sur fond de jalousie exacerbée. Depuis hier, la cour d'assises de la Haute-Garonne juge un homme de 36 ans, accusé « d'homicide volontaire » sur sa conjointe, une jeune femme de 21 ans, à l'époque des faits qui remontent au 29 mars 2009. Il lui avait planté un couteau dans la gorge, avant de l'étrangler. Il s'était rendu lui-même au commissariat pour se dénoncer.

Une jalousie obsessionnelle
L'accusé reconnaît et assume les faits mais explique « avoir pété les plombs, persuadé que son épouse lui était infidèle ». Après trois jours de séparation, il récupère sa conjointe dans un foyer accueillant les femmes battues et la ramène dans leur appartement à Muret, où ils vivent en compagnie de leur bébé de trois mois. Fatima, épousée lors d'un voyage au Maroc, avait été frappée à de nombreuses reprises par son mari. Ce soir-là, une nouvelle dispute éclate autour d'une supposée relation adultère. Le mari prend un couteau et exécute son geste fatal. « Je voulais savoir la vérité, je pensais juste la blesser », raconte l'accusé, qui souffre de toxicomanie. Je ne sais pas ce qui m'a pris de l'étrangler, j'ai eu un moment de folie ».
Malika Chmani, avocate de la mère de Fatima, espère que « justice soit faite. L'accusé trouve toujours des justifications à son geste, cherchant un mobile imaginaire qui réside dans sa jalousie obsessionnelle. Il dominait Fatima et ne supportait pas qu'elle parle avec d'autres hommes ». Soulignant l'enfance difficile de l'accusé, battu par sa mère, Michael Malka, son avocat, plaide le crime passionnel. « C'est un écorché vif, qui a eu un coup de foudre pour cette femme, confie-t-il. J'attends une peine juste qui lui permette de se reconstruire ». L'accusé encourt la perpétuité. Le verdict sera connu ce soir.

julie rimbert
association

L'association « Du côté des femmes », qui défend les femmes victimes de violence, s'est portée partie civile lors du procès. Son avocat, Gwenaelle Boissel refuse « la banalisation des actes de violence requalifiés en crime passionnel ».

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