Le Blayais à l'épreuve de la visite décennale

0 contributions
Publié le 30 janvier 2012.

Nucléaire La centrale devra arrêter son réacteur numéro un en mars pour une inspection

La centrale nucléaire du Blayais se prépare à sa troisième visite décennale. En mars, le réacteur numéro un mis en service il y a trente ans, devra s'arrêter durant trois mois pour permettre une inspection approfondie menée par les agents de l'Autorité de sûreté nucléaire. Ils devront valider la poursuite de l'exploitation de ce réacteur à eau pressurisée pour les dix prochaines années. Les trois autres réacteurs de la centrale, d'une puissance de 900 MW chacun, seront inspectés à leur tour les trois prochaines années.
Etienne Dutheil, directeur de la centrale, est serein. « La procédure a été validée en interne. Et le niveau « bon » en terme de sûreté nous a été renouvelé à la suite des inspections menées l'an passé. » L'ASN a mené vingt-trois inspections, dont une inopinée, en 2011. Les agents de l'autorité ont notamment mené une inspection poussée de quatre jours après le drame de Fukushima, portant principalement sur le risque inondation, et, malgré « quelques incohérences relevées » a jugé la maîtrise de ce risque « satisfaisante ».

Un arrêt automatique
de réacteur
De son côté la centrale a déclaré trente-et-un événements « significatifs », mais sans gravité, au cours de l'année. Un arrêt automatique d'un réacteur s'est également déclenché, « suite à une erreur humaine. Un technicien s'est trompé de bouton. Ce sont des choses qui peuvent arriver au vu des milliers de manipulation qu'il faut effectuer dans l'année. Le réacteur a été remis en marche au bout de quelques heures. » Le dernier arrêt automatique remontait à fin 2009.
Un incident qui n'a pas eu de conséquence sur le fonctionnement de la centrale. Celle-ci a produit en 2011 25,9 Twh, soit « 120 % de la consommation électrique d'Aquitaine. » Toute l'électricité produite au Blayais n'est pas pour autant destinée à la région. « L'origine de l'électricité en Aquitaine provient à 89 % du nucléaire, à 8 % d'énergies renouvelables, essentiellement de l'hydraulique, et à 3 % du fossile. » L'arrêt du réacteur numéro un en 2012 devrait diminuer « d'environ 3%» la production.

Mickaël Bosredon
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr