Le monde judiciaire nantais s'apprête à se réunir mardi pour préparer une action commune autour du 10 février, un an après sa manifestation unitaire et sa mise en cause dans la mort de Laëtitia Perrais. Ses travailleurs sociaux avaient en effet été pointés du doigt par le gouvernement, pour ne pas avoir assuré le suivi socio-judiciaire de Tony Meilhon. Submergés de travail, ils avaient pourtant obtenu de leur hiérarchie de délaisser celui des petits délits, comme le dernier « outrage à magistrat » du meurtrier présumé de l'adolescente de la Bernerie-en-Retz.
Un « gâchis humain abominable »
Depuis, bonne nouvelle : le Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de Loire-Atlantique a reçu le renfort de neuf agents titulaires supplémentaires, après le départ des six contractuels recrutés en urgence. « Alors qu'il y a un an, un conseiller devait suivre 150 à 160 mesures, on tourne plutôt aujourd'hui autour de 80 », reconnaît Alexis Grandhaie, secrétaire régional de la CGT Pénitentiaire. « Par contre, rien n'a changé au niveau national : nos nouveaux agents ont été empruntés à d'autres sites, moins exposés aux feux de l'actualité. »
L'affaire de Pornic a surtout laissé les traces d'un « gâchis humain abominable » dans le service : son directeur est en arrêt-maladie depuis plusieurs mois, tout comme une conseillère mise en cause. Contactée hier, l'administration pénitentiaire n'a pas donné suite aux sollicitations de 20 Minutes.G.F.