La seconde imprimerie de Midi-Pyrénées vient de passer l'arme à gauche. La SEAG (Société européenne d'arts graphiques), implantée à L'Union, a été mise hier en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Bordeaux. « L'activité va cesser dès demain », râle un des 46 salariés qui va se retrouver sur le carreau. Et pour un tiers d'entre eux, les ouvriers, ils partiront avec une indemnité de licenciement minimale qui ne correspond pas à l'activité réelle de l'entreprise. « On ne dépend pas de la bonne convention collective. On est sous le régime de la presse hebdomadaire régionale qui ne reconnaît pas le statut d'ouvrier », commente Roland Ousset, délégué du personnel. La perte d'un des principaux clients, des problèmes de trésorerie et le manque d'investissements ont eu raison de cette imprimerie qui a été mise en redressement judiciaire le 26 octobre dernier. La société holding bordelaise PMSO, qui chapeaute SEAG, n'a pas souhaité faire de commentaires. E. D.