«Pas de faute », a tranché le tribunal de grande instance de Nice. Le policier municipal, poursuivi pour « blessures involontaires ayant entraîné une ITT de 60 jours » a été relaxé hier par le tribunal de grande instance. « L'autorisation préalable pour valider une intervention en flagrance n'est pas une condition obligatoire », tient à souligner son avocat Me Borghini. « C'est un accident de service, le policier n'a commis aucune faute personnelle », précise-t-il. Le 13 décembre dernier, le substitut du procureur n'avait requis qu'une simple amende avec sursis à l'encontre du policier municipal.
« Un contre-pied »
Cette affaire avait suscité une vive polémique fin octobre entre Eric de Montgolfier, le procureur de la République à l'origine des poursuites, et le député-maire (UMP) de Nice, Christian Estrosi. Le magistrat avait dénoncé des « dérives dans l'action de la police municipale à Nice » et affirmait que celle-ci avait « trop de pouvoir dans certains domaines ». « Cette décision est un contre-pied aux positions du ministère public », confiait hier matin Me Borghini.
Le 18 septembre 2010, le fonctionnaire, alerté d'une agression à l'angle Buffa-Rivoli, avait provoqué un accident de la circulation avec son véhicule en se rendant sur les lieux. « J'ai actionné la sirène deux tons, le gyrophare et les feux de route. Vu la circulation sur le boulevard Gorbella, je n'avais d'autre choix que d'emprunter les voies du tramway pour être rapidement sur place. »