Ces proches de Nicolas Sarkozy inquiétés par la justice

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Publié le 18 janvier 2012.

AFFAIRES - Philippe Courroye n'est pas le premier ami du Président à avoir des ennuis judiciaires...

Mis en examen dans le cadre de l’affaire des fadettes du Monde, le procureur Philippe Courroye est un ami du chef de l’Etat. Et il n’est pas le seul proche du Président à avoir eu affaire à la justice. 20 Minutes fait le point.

Philippe Courroye et l’affaire Bettencourt

Le procureur de Nanterre, qui fréquente le Président depuis le milieu des années 90, a été mis en examen mardi pour «collecte illicite de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal et illicite». Il est soupçonné d’avoir réclamé les relevés téléphoniques de journalistes du Monde – les fameuses «fadettes» – enquêtant  sur l’affaire Bettencourt, afin d’identifier leurs sources. Selon le quotidien du soir, l’Inspection générale des services aurait ainsi, à la demande du procureur, constitué un dossier de 700 pages contenant les relevés d’appels et les textos des journalistes concernés. S’estimant victime d’une «véritable chasse à l’homme», Philippe Courroye entend attaquer Silvia Zimmermann, la juge qui l’a mis en examen, devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris.

Nicolas Bazire et l’affaire Karachi

Plus qu’un proche, Nicolas Bazire est un ami de Nicolas Sarkozy. Le témoin du mariage du chef de l’Etat avec Carla Bruni en 2008 a été mis en examen en septembre 2011 pour complicité d’abus de biens sociaux, dans le volet financier du dossier Karachi. Il est soupçonné d’avoir participé à un système de rétrocommissions destinées à financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Il a notamment été désigné par l’ex-épouse de Thierry Gaubert – un autre proche du Président également mis en examen dans cette affaire – qui affirme qu’il recevait des mallettes d’argent en liquide des mains du sulfureux intermédiaire Ziad Takkiedine. Nicolas Bazire nie les faits, assurant n’être «pas au courant» de ce stratagème.

Brice Hortefeux, les «Auvergnats» et la présomption d’innocence

L’ami de 30 ans du chef de l’Etat a quitté le gouvernement en février 2011. Officiellement, ce départ n’a rien à voir avec sa condamnation, en juin 2010, pour injure raciale – «Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes», avait-il déclaré à propos d’un militant d’origine maghrébine. Mais cette «casserole» a probablement eu raison de la place de Brice Hortefeux, finalement relaxé en appel en septembre 2011, qui devrait toutefois être conseiller de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Brice Hortefeux a par ailleurs été condamné en décembre 2010 pour atteinte à la présomption d’innocence de David Sénat. Cet ex-conseiller de Michèle Alliot-Marie est soupçonné d’être l’auteur de fuites au journal Le Monde dans l’affaire Bettencourt.

Patrick Balkany et les emplois illégaux

Le maire de Levallois-Perret connaît le chef de l’Etat depuis une trentaine d’années. Celui qui s’était autoqualifié en 2009 d’«homme le plus honnête du monde» a été condamné en 1996 à 15 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour avoir employé avec l’argent de sa commune des domestiques qui travaillaient en réalité pour lui, à titre personnel. Une deuxième condamnation, en 1999, l’obligera à rembourser la ville de Levallois-Perret. En 2003, il est à nouveau condamné, cette fois pour diffamation, après avoir accusé une élue communiste de sa commune d’avoir utilisé des fonds publics à des fins personnelles.

E.O.
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