Primaires républicaines: Deuxième victoire pour Romney dans le New Hampshire

2 contributions
Publié le 11 janvier 2012.

ETATS-UNIS - Le candidat se place un peu plus comme le favori après sa large victoire, mardi...

Mitt Romney s'impose en patron. Le candidat a remporté haut la main mardi la primaire républicaine du New Hampshire, une étape qui pourrait se révéler cruciale dans son ambition d'affronter Barack Obama à la présidentielle américaine du 6 novembre prochain.

Après dépouillement des votes quasi final, l'ancien gouverneur du Massachusetts et patron de fonds d'investissement était crédité de 38% des voix, loin devant le «libertarien» Ron Paul (24%) et son rival modéré Jon Huntsman (17%). Rick Santorum et Newt Gingrich, deux représentants de l'aile droitière du parti, obtenaient moins de 10% et le gouverneur du Texas Rick Perry, autre conservateur, était à moins de 1%, mais il n'a presque pas fait campagne dans cet Etat, pour se concentrer sur le suivant.

Le vainqueur des caucus de l'Iowa, qui ont donné le coup d'envoi des primaires du Grand Old Party il y a une semaine, a désormais la tâche plus facile pour convaincre qu'il constitue le meilleur choix face au président démocrate sortant.

Convaincre l'aile droite du parti

Selon un sondage Reuters/Ipsos publié mardi sur les intentions de vote à l'échelle nationale aux Etats-Unis, Mitt Romney s'impose comme le candidat préféré des électeurs de son camp et réduit l'écart sur Barack Obama.

Candidat au profil modéré, l'ancien gouverneur doit cependant faire face au scepticisme de l'aile conservatrice et religieuse qui se méfie de ses revirements sur des sujets de société comme l'avortement et son passé «centriste» à la tête du Massachusetts. Romney est mormon, ce qui pourrait constituer un autre obstacle aux yeux de l'électorat évangéliste.

Cofondateur du fonds d'investissement Bain Capital, il axe sa campagne sur l'économie et met en avant ses compétences dans le monde des affaires, un argument que ses adversaires ont tenté de retourner contre lui ces derniers jours en le décrivant comme un prédateur d'entreprises amateur de destructions d'emplois.

Mais ces attaques ont peu porté dans le New Hampshire, un petit Etat de Nouvelle-Angleterre connu pour son indépendance où le taux de chômage n'excède pas 5,2%, contre 8,5% au niveau national. Ses électeurs ont préféré retenir que son expérience dans le secteur privé pourrait aider à relancer une économie américaine au ralenti.

Sa cible, Obama

Au lieu de parer systématiquement les piques de ses cinq rivaux, Mitt Romney a choisi de concentrer ses critiques sur Barack Obama, comme il l'a encore prouvé immédiatement après sa victoire dans le New Hampshire, en appelant l'électorat républicain à conforter son statut de favori lors de la primaire de Caroline du Sud le 21 janvier.

«Le président était à court d'idées, maintenant il est à court d'excuses», a lancé Mitt Romney devant une foule scandant son nom. «Et ce soir, je demande au bon peuple de Caroline du Sud de rejoindre les citoyens du New Hampshire et de faire de 2012 son année de fin de mandat.»

La victoire de Mitt Romney sur les terres modérées du New Hampshire, où il possède une maison de vacances et où il a mené une campagne intensive depuis l'annonce de sa candidature au printemps dernier, ne faisant guère de doute, restait à en connaître l'ampleur. Avec 39%, il fait mieux qu'il y a quatre ans et les analystes estiment qu'il peut être satisfait.

La Caroline du Sud décisive

Romney sera plus en difficulté en Caroline du Sud, où le chômage frappe davantage et où l'électorat conservateur est plus important. Les candidats de l'aile droite jettent toutes leurs forces dans cette bataille qui pourrait représenter leur dernière chance de freiner l'ascension de l'ex-gouverneur.

Ron Paul, déjà candidat à deux reprises, fait quant à lui figure d'électron libre. Si peu d'observateurs considèrent l'élu du Texas, qui est âgé de 76 ans, capable de remporter les primaires, son message antiguerre et antifédéral a engendré un vrai engouement auprès des jeunes électeurs républicains hostiles à Washington et Wall Street. «Ils nous décrivent comme dangereux, ils disent la vérité car nous sommes dangereux pour le statu quo», a-t-il lancé à ses partisans scandant «President Paul».

Quant à Jon Huntsman, il n'a pas réalisé la percée qu'il escomptait pour lancer sa campagne et doit se contenter de la troisième place, mais il a promis de rester dans la course. Prochaine manche le 21 janvier.

Avec Reuters
Newsletter
La MATINALE

Recevez chaque matin
l'actualité du jour

publicité
publicité
publicité

publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr