Les maires des petites communes veulent tirer leur épingle du jeu

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Publié le 10 janvier 2012.

« De la place de mon village à Nice, il y a exactement 100 km. » Hier matin, Jean-Pierre Issautier s'est levé tôt. Maire (UMP) de Saint-Dalmas, village le plus haut de Nice Côte d'Azur (1 500 mètres d'altitude), l'élu est passé prendre ses collègues de Saint-Etienne et d'Isola avant de filer vers son premier conseil métropolitain. Non sans une certaine fierté : « Faire partie de la métropole, c'est une vraie considération pour notre commune [148 habitants] mais aussi un gage de moyens supplémentaires ». Même constat pour Gérard Steppel, maire (sans étiquette) de Marie, plus petite commune de l'entité (85 habitants). « Avec nos 100 000 € de budget, il nous était impossible de rénover notre réseau d'eau, vieux de 60 ans, sans avoir recours à l'emprunt. La métropole et ses moyens vont nous tirer vers le haut », dixit le 1er magistrat. « Gare à ne pas perdre notre indépendance », tempère quant à lui Pierre-Paul Danna, maire (Fase) de La Tour-sur-Tinée, commune dissidente finalement intégrée. A. S.

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