«Nice continue de perdre des habitants. » L'Insee a révélé ses derniers chiffres. Et selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, la démographie de la capitale azuréenne va à contre-courant de la tendance régionale. En effet, si au cours des années 1990, la population avait diminué ou stagné dans les grandes villes comme Marseille, Toulon, Avignon, Cannes ou Nice, toutes ont renoué avec la croissance... sauf cette dernière.
« C'est une ville particulière qui a toujours connu des variations de population », note Françoise Leduc, de l'Insee Paca. « Sa démographie a connu son apogée en 1975, avant de perdre environ 2% d'habitants par an dans les années 1980 », rappelle la responsable, pour qui « la démographie de la capitale azuréenne a sans doute atteint sa maturité ».
rasse grossit
A l'autre bout du département, c'est la ville de Grasse qui explose. « C'est l'une des communes de plus de 10 000 habitants dont la population a le plus progressé en France », souligne Françoise Leduc. Comptant 43 900 âmes en 1999, la sous-préfecture des Alpes-Maritimes regroupait plus de 52 000 personnes dix ans plus tard. Elle n'est pas la seule à grossir. Dans le Haut-pays, des petites villes ou villages inattendus comme Belvédère, Beuil, Bouillon, Coursegoules, La Tour, Escragnolles ou encore Marie voient leur population augmenter parfois jusqu'à 5% !
En dix ans, la région Provence-Alpes Côte d'Azur a gagné plus de 380 000 habitants chiffre l'Insee. Notre département compte plus de 1 079 000 personnes. Une population qui aura augmenté entre 1999 et 2009 de 0,7%, comme la moyenne nationale, alors que la progression de la région se situe à un cheveu, à 0,8%.