Interview du général, adjoint territorial au gouverneur militaire de Paris
Interview d'Emmanuel de Richoufftz, général, adjoint territorial
au gouverneur militaire de Paris
Vous affirmez que l’opération ne sera pas reconduite. Etes-vous surpris ?
Oui. D’autant plus queMichèle Alliot-Marie, la ministre de la Défense, m’a fait part de son soutien.Elle envisageait d’étendremonaction au niveau national en aidant 5 000 jeunes en deux ans.Mais à la mi-novembre, le chef d’état-major de l’armée de terre m’a demandé de terminer ce qui était lancé, et de stopper les projets de développement. Alors, j’ai tout stoppé.
Quels arguments vous a-t-on avancés ?
On m’a dit que cela coûtait trop cher à l’armée de terre. Ce qui est faux. Le coût total de l’opération par candidat est estimé à 8 000 g. Le conseil régional d’Ile-de-France a subventionné à hauteur de 4 500 g. Les entreprises partenaires ont apporté 1 500 g. L’armée de terre n’a eu à sa charge que 2 000 g par candidat.
Le bilan de cette opération pourrait-il en être la cause ?
Certes, nous n’avons pas atteint 100%de réussite.Mais cela n’a jamais été mon objectif. Sinon, nous aurions sélectionné des bacheliers au lieu de jeunes exclus de tout système éducatif. A la mi-avril, 90 jeunes avaient obtenu le code, 62le permis complet et 61 contrats ont été signés. Nous sommes à 65% de réussite, ce qui est un succès au regard des profils de ces candidats.
Alors pourquoi l’arrêter ?
Mon franc-parler dérange. Et ce qui dérange encore plus c’est la réussite demon opération. A mon avis, elle ne sera pas reconduite car ce projet n’émane pas directement du ministère de la Défense.
Recueilli par A. O.
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Carte postale de campagne, avec doute et lassitude
... et dédicace amicale à Pierre Mansat ;-) Les lecteurs de Paris est sa banlieue ne seron...
publié le : 09-02-2010 21:58
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