La Gare du Sud s'invitera-t-elle au tribunal administratif ? Hier, le conseiller municipal Jean-Claude Mari, seul représentant du groupe Entente républicaine (parti de l'ex-maire Jacques Peyrat), a déposé un recours pour « excès de pouvoir » concernant ce projet. L'action porte sur le montage financier de l'opération et la vente pour 1 € du terrain à la société SCCV Nice Gare du Sud, dirigée par Icade, promoteur en charge des travaux. « La ville a vendu à ce prix symbolique un terrain qu'elle avait acheté plus de 20 millions. Une fois le projet fini, la société revendra à la municipalité des constructions qu'elle a financées, détaille le conseil d'Entente républicaine. Or la ville aurait du passer un marché et financer elle-même les travaux ». Le recours pourrait donner lieu à une audience d'ici un à deux ans mais ne suspendra pas le lancement du chantier. Pour ce faire, l'Entente républicaine songe à déposer une action en suspension auprès du juge des référés et prendra sa décision d'ici peu. Un recours similaire avait déjà été déposé par André Chauvet, conseiller municipal Entente républicaine. Récemment rallié à la majorité municipale, il venait de le retirer.