Un outil supplémentaire dans la lutte contre l'habitat indigne. Depuis le début du mois, l'agence régionale de santé (ARS) est officiellement accréditée pour inspecter les logements signalés insalubres. « Cela prouve notre détermination dans cette lutte », souligne Pascal Joly, préfet à l'égalité des chances. Car la région est une des plus touchée par le phénomène : 125 000 logements potentiellement à risque, dont 39 000 en métropole lilloise.
Un parc immobilier ancien
Depuis juin, la justice et l'ARS collaborent avec la préfecture et Lille Métropole (LMCU) pour accélérer la réhabilitation des logements déclarés insalubres. « La métropole lilloise se caractérise par l'ancienneté du parc immobilier, notamment privé, plus vétuste que la moyenne nationale, de par son histoire industrielle », souligne le service habitat de Lille Métropole. Une expérimentation, menée avec la CAF, sur une déclaration préalable de mise en location porte ses fruits : l'an dernier, 439 logements sont tombés sous le coup d'arrêtés d'insalubrité et de périls. « Notre objectif est d'en réhabiliter 200 par an », déclare LMCU. Une ambition qui nécessite de posséder assez de « logements tiroirs » pour reloger les gens pendant les travaux. « Une convention signée avec 13 bailleurs sociaux nous permet d'être prioritaires pour mobiliser rapidement une vingtaine de logements », souligne LMCU.
Samedi, la ville de Lille va expérimenter une « conférence de consensus » sur le logement. Une trentaine de candides devront donner leur avis sur la question du logement.