Il se déploie sur 60 m de long et cumule à 5 m de hauteur. D'après les experts, ses mailles métalliques ont été conçues pour résister à l'arrivée à grande vitesse de plusieurs tonnes de roche.
A Saint-Martin-le-Vinoux, l'installation d'un filet de protection sur les pentes du Néron en amont du hameau de Ripaillère, où vivent quelque 70 personnes, a débuté le 18 novembre et doit s'achever à la fin de cette semaine.
Fixé par plusieurs pylônes, il doit permettre de sécuriser la vingtaine de maisons au-dessus desquelles sont sur le point d'être dynamités 3 000 m3 de roche instable. Les mêmes qui menacent de se détacher de la falaise depuis qu'un éboulement de 4 300 tonnes le 14 août dernier, a fragilisé cette partie du Néron.
« Mesure de précaution »
« C'est une simple mesure de précaution car nous craignons que lors du minage de la roche, certains blocs sortent des couloirs principaux et empruntent des trajectoires biaisées et menacent ainsi les habitations, explique Alexandre Mathis, géologue à la Société alpine de géotechnique (Sage), maître d'œuvre de l'opération. Pour mettre le chantier en sécurité, nous avons toutefois déjà commencé à purger la falaise. Les travaux préparatoires d'un minage au niveau des crêtes du Néron ont aussi eu lieu ».
A cette étape succédera le 28 novembre celle du forage de la masse rocheuse. Elle prendra fin le 2 décembre et laissera place à l'opération de dynamitage de la roche.
Pendant les travaux de forage, les habitants du hameau de Ripaillère seront évacués de 8 h à 16 h chaque jour. Au moment de l'opération de dynamitage, qui devrait se tenir au début du mois prochain, ils seront évacués pendant trois jours pour laisser le temps aux techniciens de vérifier que la roche n'est plus instable.