Malgré la crise de la dette, la Turquie a toujours envie d'intégrer l'Union européenne. Le pays pourrait devenir le « moteur de croissance » de l'Europe, a estimé le président turc Abdullah Gül dans une interview à un journal britannique. « Les personnes qui ont une vision restreinte et qui manquent de perspective stratégique considèrent l'adhésion de la Turquie comme un fardeau », souligne Abdullah Gül dans les colonnes du Sunday Telegraph. « Mais ceux qui peuvent se projeter dans les 30 ou 60 prochaines années […] peuvent comprendre quelle force la Turquie peut apporter à l'Europe. » La Turquie connaît une période économique florissante, avec une croissance de 11 % au premier trimestre 2011. Les pays européens avaient décidé à l'unanimité en 2005 d'ouvrir les négociations d'adhésion avec ce pays à cheval entre l'Europe et l'Asie. Mais les discussions sont dans l'impasse en raison des réticences de la France et l'Allemagne à intégrer cette nation musulmane.G. W.