Après la probante victoire acquise à Gerland (1-2), vendredi soir, Frédéric Antonetti a dressé des louanges à Tongo Hamed Doumbia. « Depuis le match contre l'Atlético, il a pris son envol. » A 22 ans, l'ex-Castelroussin, titulaire lors des cinq dernières journées, arrive lentement mais sûrement à maturation.
Vous êtes à Rennes depuis trois saisons et pourtant,
on vous connaît très peu…
Je revendique une certaine discrétion. Ça fait partie de ma personnalité. C'est mieux quand on ne parle pas de moi.
Avant Châteauroux (2007-2009), votre parcours fut assez atypique en région parisienne, avec notamment un arrêt d'un an et demi...
J'avais perdu la motivation de jouer, et je préférais rester avec mes potes de la cité. C'est mon grand frère qui m'a convaincu de reprendre. Dans les matchs de quartier, il voyait que j'avais un certain niveau.
Outre le SRFC, d'autres clubs vous suivaient-ils ?
Il y en avait plusieurs, mais les plus concrets, c'était Rennes et Lyon. J'ai choisi le 1er, parce que c'est le meilleur centre de formation français. Rejoindre l'OL, multiple champion de France, c'était trop gros.
L'entente semble cordiale avec votre entraîneur…
Heureusement que je suis tombé sur M. Antonetti. Par rapport à ce que j'ai fait, je serais passé à la casserole avec un autre coach [allusion au 17 octobre 2009, où le joueur, sur le point d'entrer en jeu à Lille, avait fini par exaspérer le technicien corse, pour n'avoir pas su enlever sa chevalière].
Votre formation est-elle terminée aujourd'hui ?
Non, je n'ai pas encore rattrapé tout mon retard. Je me suis beaucoup amélioré depuis que je suis ici, mais j'ai encore une grande marge de progression.
Dans quels domaines êtes-vous encore perfectible ?
J'aimerais bien avoir la qualité de passe de Yann M'Vila. Sinon, quand je joue, j'y vais encore avec le frein à main. Je sais, par exemple, que je peux percer avec la balle. Je vais essayer de me dévoiler un peu plus.