Suppressions d'emplois en série dans les banques. BNP Paribas a annoncé hier qu'elle allait supprimer près de 1400 emplois dans le monde, dont 373 en France, exclusivement dans le secteur « banque de financement et investissement », le plus touché par la crise. La veille, la Société générale avait pris une décision similaire, annonçant la suppression de « plusieurs centaines d'emplois » dans les mois à venir. Les groupes bancaires européens ont l'obligation de renforcer pour la mi-2012 leurs « fonds propres », c'est-à-dire leur part de capital non engagé dans des opérations financières. En conséquence, elles se recentrent sur certaines activités, au détriment des plus risquées. « Il n'y aura pas de départs contraints en France », a assuré hier un porte-parole de BNP. « Les salariés vont récolter les fruits de la folie spéculative, d'un système devenu de plus en plus opaque et incontrôlable », commente le syndicat CFDT dans un communiqué, ajoutant qu'il s'agit d'« un nouveau pas pour rassurer les marchés et les agences de notation ».G. W.