Primaires républicaines: Après son trou noir, Rick Perry est-il fini?

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Publié le 10 novembre 2011.

ETATS-UNIS - Le candidat a connu un moment difficile lors du débat de mercredi...

De notre correspondant à Los Angeles

Rick Perry n'a jamais été un grand débatteur. Mais mercredi soir, le candidat républicain, qui n'a jamais perdu une élection de sa vie, a touché le fond, vivant sans doute les 45 secondes les plus longues de sa vie.

Cela a commencé avec des rires. «Quand je serai président, je fermerai trois agences gouvernementales: commerce, éducation et, hum, c'est quoi la troisième déjà», commence Perry. Ron Paul s'en mêle: «Pourquoi pas cinq?» Perry rit. «Cinq? Alors commerce, éducation et...» «l'EPA (agence de protection de l'environnement)?», s'amuse un autre candidat. Perry continue de rire, plaisante sur l'EPA, puis tente de se reprendre. «La troisième agence que je fermerais avec l'éducation, et, hum, le commerce, voyons...» Il regarde ses notes. «Je ne peux pas. La 3e, je n'arrive pas à m'en souvenir. Désolé. Oups.» Quelques minutes plus tard, il se souvient qu'il s'agissait «de l'Energie.» Mais le mal est fait.

Plus que le trou de mémoire, c'est l'attitude de Perry, quasi vaincu et impuissant, qui pourrait lui coûter cher. En face, Mitt Romney ne sera, certes, jamais populaire. Mais mercredi, il a une nouvelle fois dégagé l'image d'un type au moins compétent. Avec un Rick Perry en chute libre dans les sondages et un Herman Cain embêté par des accusations de harcèlement sexuel, Romney semble disposer d'un boulevard.

«Gênant», reconnaît Perry

Par la suite, le candidat texan a tenté de limiter la casse. Pour la première fois en neuf débats, il est venu parler avec les journalistes. «Oui, c'était gênant, bien sûr. Mais les électeurs savent que ce qui compte, c'est notre engagement conservateur», a-t-il expliqué. «Il a trébuché sur le style, pas le fond», a poursuivi son porte-parole, Ray Sullivan. Pour son directeur de campagne, Perry a montré «un visage humain».

«Oops, he did it again. Perry peut-il se reprendre?», demande ABC. «Comment cela a-t-il pu se produire», attaque Atlantico. Le Guardian ironise toutefois: «Etre un mauvais orateur ne l'élimine pas. Demandez à Bush.»

Philippe Berry
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