Des bactéries pour purger la terre

0 contributions
Publié le 7 novembre 2011.

ENVIRONNEMENT La ville de Vizille a opté pour la bioremédiation pour dépolluer le sol d'un chantier

A Vizille, voici deux mois qu'une dizaine de monticules de terre gorgés d'hydrocarbures et de poussières de métaux, en voie de dépollution, s'amoncellent autour d'un chantier naissant. Tous sont différenciés par un écriteau qui indique le type de polluant dont ils sont souillés.
C'est sur le site d'une ancienne gare ferroviaire, à deux pas de l'immense parc du château bâti au XVIIe, que la commune a choisi d'implanter un centre de congrès de 400 places. 1 700 m3 de sol contaminés qu'elle a choisi de débarrasser de ses polluants en ayant recours à la bioremédiation. Respectueux de l'environnement, à l'inverse d'un traitement chimique classique, ce processus biologique se base sur un système de « ventilation » et de compost au sein duquel des bactéries « digèrent » la pollution.

Sans apport chimique
Pendant près d'un siècle et jusque dans les années 70, le site a servi de lieu de maintenance des locomotives de la ligne de tram-train qui reliait Uriage à Briançon, via Grenoble et Bourg d'Oisans. Dans les entrepôts, les machines étaient vidangées sans précautions, à même le sol, souillant également la nappe phréatique située à un moins d'un mètre.
En 2009, la ville a donc procédé à une étude quantitative du sol pour mesurer les risques sanitaires. Trois zones pouvant avoir un fort impact sur la santé ont alors été recensées. « Elles sont purgées et traitées sans aucun apport chimique, précise Bruno Foroni, ingénieur au sein de l'antenne grenobloise de la Direction nationale des sites et sols pollués. La terre est placée sur une plateforme étanche après avoir été triée et analysée. Jusqu'à la fin du mois de novembre, elle sera brassée tous les 15 jours. Le traitement biologique débutera en décembre et ne s'achèvera pas avant trois à six mois ».
Si la décontamination est plus longue, le procédé, mis en place sur le site même où a été extirpée la terre, est aussi financièrement plus avantageux pour les communes. La municipalité de Vizille a ainsi économisé « près de 200 000 € », explique Lionel Coiffard, adjoint en charge de l'aménagement.

Benoit Pavan
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr