Week-end à Rome. Après une « visite privée » à Vérone la veille, c'est dans la capitale samedi que Marine Le Pen a présenté la traduction en italien de son livre A contre flots. Le point d'orgue d'un voyage de trois jours dans la péninsule qui marque le début de plusieurs déplacements à l'étranger pour la candidate à la présidentielle.
« Tout à la joie »
A la table de Marine Le Pen se place le parlementaire Francesco Aracri, membre de la direction nationale du parti de Silvio Berlusconi, le Peuple de la liberté. L'élu, non prévu au programme, est finalement « venu simplement parler de droite moderne en Europe ». Mais la vedette est Assunta Almirante, veuve de Giorgio Almirante, le chef du Mouvement social italien (MSI), un mouvement fasciste créé après la Seconde Guerre mondiale, transformé en Alliance nationale, avant de subir de nouvelles scissions. Prenant la parole au sein du public, cette femme, dépositaire de l'héritage du MSI et très respectée au sein de l'extrême droite italienne, se déclare « tout à la joie » de voir Marine Le Pen, rappelant son affection pour son père, Jean-Marie Le Pen. Autre invité dans le public, Sforza Lillio Ruspoli, surnommé « le Prince », ancien candidat à la mairie de Rome. Le vieil homme déclare qu'il souhaite le rassemblement des forces afin de construire « une Europe des cathédrales », « une Europe chrétienne, qui ferait alliance avec les Russes orthodoxes ».
Marine Le Pen a déclaré hier dans une interview au Parisien se faire du souci pour la collecte des 500 signatures d'élus nécessaires à sa candidature à la présidentielle. « Les soutiens étant rendus publics, de moins en moins de maires donnent leur signature aux candidats pour ne pas avoir d'ennuis. »