Le gouvernement australien a autorisé lundi le groupe anglo-australien BHP-Billiton à étendre son site d'extraction d'uranium et de cuivre dans le sud du pays, qui donnera naissance à la mine à ciel ouvert la plus vaste au monde.
Le ministre de l'Environnement, Tony Burke, a assorti cette autorisation d'extension du site d'Olympic Dam du respect d'une centaine de conditions. «Bien qu'ayant pris en considération l'impact économique et créateur d'emplois de ce projet, ma préoccupation a été la protection de l'environnement», a-t-il assuré. «Les conditions strictes que j'ai imposées garantissent sur le long terme la protection des milieux naturels, dont les espèces endémiques, les eaux souterraines et la flore», selon lui.
BHP Billiton se propose de construire une vaste mine à ciel ouvert, le long de sa mine souterraine, pour augmenter sa production de cuivre et d'uranium dont la demande mondiale s'accroît. Les installations de traitement des métaux sont également destinées à s'étendre. L'industriel devra notamment protéger une surface de quelque 140.000 hectares autour du site, soit une étendue huit fois supérieure à celle du site minier. Une fois la mine fermée, BHP Billiton devra continuer à veiller à la protection, sur le long terme, a ajouté le ministre. «Le groupe sera mis face à ses responsabilités s'il ne respecte pas strictement ces conditions», a prévenu Tony Burke.
Le groupe anglo-australien prévoit que ce site, situé à quelque 570 km au nord d'Adélaïde (sur le Golfe Spencer), crée 13.000 emplois et rapporte 45 milliards de dollars australiens (32,8 milliards euros) à l'économie du pays, au cours des trente prochaines années. Il prévoit une production de 750.000 tonnes de cuivre/an et 19.000 tonnes d'oxide d'uranium.