Samedi soir, gymnase d'Operdam, à Volendam, petite cité à vingt minutes d'Amsterdam. Il est à peine 21 h. Alors que quelques bénévoles s'ingénient à retirer le parquet, d'autres sont déjà en cuisine pour préparer le repas d'après match. « Ils enlèvent le revêtement, car il va y avoir un match de basket derrière… », s'amusent plusieurs joueurs nantais. En attendant, les hommes de Thierry Anti viennent quasiment d'assurer (retour à Beaulieu samedi) leur place au 3e tour de l'EHF en étrillant (21-31) les Orange de Volendam, qui n'avaient rien d'une belle mécanique. « Je n'ai pas vraiment eu l'impression de jouer une rencontre européenne, lâche le jeune Mathieu de La Bretèche, qui goûtait pourtant à cette compétition pour la première fois. On a évolué dans une salle d'un club de N2, mais surtout, le plus fou, c'est que deux heures avant le match, ils étaient encore en train de tracer les lignes sur le sol… » Et quatre heures après, ils l'ont enlevé tandis que certains nantais s'étiraient encore. « Qu'on défasse le parquet d'un gymnase pendant que je suis interviewé, non je n'ai jamais vu ça, s'esclaffe Frédéric Dole. C'est une ambiance assez familial, collégial… » Patrice Lignières, dirigeant, juge le contexte « bon enfant ». « On a l'impression que le handball est un sport universitaire ici ». La preuve, vendredi, lors de l'entraînement, des scolaires traversaient le gymnase sans s'inquiéter de la séance… « Quand on est arrivés, on a eu un peu l'impression qu'ils nous la faisaient à l'envers, poursuit de La Bretèche. Ils étaient trop gentils avec nous. » Quelques heures plus tard, les amateurs de Volendam se montraient aussi bienveillants sur le terrain.