La Belgique peut enfin espérer une sortie de crise. Après dix-huit mois d'un blocage politique sans précédent, les huit partis politiques flamands et wallons ont réussi à se mettre d'accord samedi sur une très grande réforme des institutions. Une avancée décisive pour le pays, qui fonctionne depuis un an et demi sans gouvernement (un cabinet se charge simplement des affaires courantes).
Autonomie des régions
En attendant un nouveau round de négociations, cette fois-ci pour former un gouvernement, les « frères ennemis » flamands et wallons peuvent chacun se satisfaire d'une partie des avancées de samedi. Côté flamand, la réforme accorde plus d'autonomie aux régions, qui pourront en particulier lever et redistribuer chez elles une partie de l'impôt sur le revenu. C'est ce que réclamaient ces habitants du Nord, moins touchés par le chômage, et agacés de la redistribution au Sud d'une partie de leurs richesses. Les régions auront aussi leur mot à dire sur les questions de santé et de politique de l'emploi. Côté wallon, on peut se réjouir d'un meilleur financement de Bruxelles, véritable enclave francophone (95 % de la population de la capitale) en pleine terre flamande.