Réunis hier à Berlin pour des pourparlers de crise, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont dit être arrivés à un accord « total » sur le dernier dossier qui agite l'Europe financière : la recapitalisation des banques. Le chef de l'Etat français et la chancelière allemande sont désormais d'accord pour « renforcer la structure du capital des banques en Europe », même si cela doit passer par une intervention de l'Etat. Fragilisées par la crise de la zone euro, les banques ont peur que la Grèce se déclare officiellement en faillite. Une partie des créances du pays serait alors effacée, et les banques qui détiennent des titres de dette devraient encaisser de lourdes pertes. L'apport d'un capital supplémentaire permettrait donc de renforcer ces établissements malmenés en Bourse. Le Fonds monétaire international, le premier à tirer la sonnette d'alarme, a estimé les besoins globaux du secteur entre 100 et 200 milliards d'euros. La France et l'Allemagne ne sont pourtant pas prêtes à mettre tout de suite la main à la poche : les banques doivent d'abord chercher elles-mêmes de nouveaux capitaux. « Une aide de l'Etat ne pourra arriver qu'en dernier ressort », prévient-on à Bercy. G. W.