Sénat: Les écologistes auront un groupe parlementaire et une commission

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Publié le 4 octobre 2011.

POLITIQUE - Le président de la Haute assemblée, Jean-Pierre Bel, accorde des avantages aux élus d'Europe Écologie-Les Verts, membres indispensables de sa majorité...

Les écologistes auront «vraisemblablement» leur groupe au Sénat. Jean-Pierre Bel, le président socialiste de la Haute assemblée, a confirmé ce mardi que le seuil nécessaire pour constituer un groupe, actuellement fixé à 15 sièges, serait sans doute abaissé à dix pour permettre aux élus d'Europe écologie-Les Verts d'accéder à ce statut.

«Je pense qu'on doit faire vivre l'adversité, c'est un élément que nous avons avancé, donc, oui, vraisemblablement», a dit Jean-Pierre Bel au micro d’Europe 1, en répondant à une question sur le sujet.

«Le Sénat doit bouger»

Ceci permettrait aux Verts de disposer d'un temps de parole et de moyens de fonctionnement, ce qui serait une première dans l'histoire de la Ve République. Cette ouverture s'inscrit aussi dans la pré-campagne présidentielle, où écologistes et socialistes, qui ont chacun un candidat, mènent déjà des discussions pour un accord de second tour.

Les tractations avec les socialistes ont été fructueuses pour les écologistes, qui vont également obtenir la présidence d'une nouvelle commission sur le développement durable. «Les questions liées au développement durable apparaissent aujourd'hui beaucoup plus fort qu'avant. Le Sénat doit bouger», a souligné Jean-Pierre Bel, élu dimanche président dès le premier tour avec l'appui des dix sénateurs écologistes.

Très courte majorité

L’élu socialiste a par ailleurs ouvert la porte à une présidence UMP pour la commission des Finances de la Haute assemblée – une proposition formulée par l’écologiste Jean-Vincent Placé au lendemain de la victoire de la gauche au Sénat. «S'il y a un accord de gouvernance sur le fonctionnement du Sénat, je pense que nous pouvons très bien faire cette ouverture», a précisé Jean-Pierre Bel.

Le sénateur PS de l'Ariège dispose d'une très courte majorité. Il a obtenu 179 voix dès le premier tour, soit deux de plus que le total théorique de la gauche, face à une majorité divisée entre le président UMP sortant, Gérard Larcher (134 voix), et la centriste Valérie Létard (29 voix).

Il entend constituer un groupe de travail pour réexaminer certains privilèges financiers et matériels de la Haute assemblée, et ses avoirs financiers qui seraient considérables notamment dans le domaine immobilier mais sont actuellement toujours soustraits au contrôle de la Cour des comptes. Jean-Pierre Bel a promis que le Sénat ne serait pas une force «d'obstruction» pour l'opposition à Nicolas Sarkozy mais entend en faire le point de départ de «propositions».

E.O. avec Reuters
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