16h25: Péchenard et Squarcini formellement convoqués par la juge
Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, et le directeur central du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, «ont reçu leur convocation» par la juge chargée de l'enquête visant à identifier des sources du Monde, a indiqué ce mercredi à l'AFP une source proche du dossier.
Cette audition par la juge Sylvia Zimmermann est programmée vers la mi-octobre, a-t-on ajouté, en se refusant à préciser si les deux responsables policiers seraient entendus sous le statut de simple témoin, celui de «témoin assisté» ou en vue d'une possible mise en examen.
14h30: Valérie Pécresse estime que la justice fait son travail «en toute indépendance»
La porte-parole du gouvernement a affirmé ce mercredi en réponse à une question de la presse sur la mise en cause du juge Philippe Courroye dans l'affaire Bettencourt qu'«il s'agit d'une procédure judiciaire en cours qui n'appelle pas du gouvernement de commentaires. Vous le voyez, la justice fait son travail, la justice travaille en toute indépendance dans notre pays. C'est une affaire judiciaire.»
Valérie Pécresse a également affirmé que les «manoeuvres politiques qui consistent par l'amalgame, l'insinuation, voire parfois l'injure, à inclure le nom du président de la République dans des procédures judiciaires auxquelles il n'a rien à voir» sont des «manoeuvres politiques indignes».
13h20: Vidéo AFP, «un acharnement inacceptable» pour Copé
11h30: Les enregistrements Bettencourt examinés en cassation le 22 novembre
La Cour de cassation examinera le 22 novembre, soit de manière accélérée, la validité des enregistrements réalisés au domicile de Liliane Bettencourt, a-t-on appris ce mercredi de sources judiciaires. Le 28 juin, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux avait validé l'ensemble de la procédure Bettencourt issue des enregistrements. Mais les avocats tant de la milliardaire Liliane Bettencourt que de sa fille Françoise Bettencourt-Meyers s'étaient alors pourvus en cassation. Souhaitant que la chose aille vite, ils avaient formé une «requête en examen immédiat».
Dans une ordonnance rendue mardi, le président de la chambre criminelle, Bertrand Louvel, a accédé à cette demande. Alors qu'en temps normal l'audiencement d'un tel dossier prend environ un an, le pourvoi dans cette affaire sera examiné le 22 novembre.
11h: Philippe Courroye «s'indigne de cette mise en cause calomnieuse» dans un communiqué.
Convoqué par la juge Sylvia Zimmermann chargée de l'enquête des «fadettes», en vue de sa probable mise en examen, le procueur de Nanterre Philippe Courroye «s'indigne de cette mise en cause calomnieuse» dans un communiqué.
10h14: Philippe Courroye va être mis en examen
La juge d'instruction parisienne Sylvia Zimmermann, chargée d'enquêter sur la violation des sources du Monde dans le cadre de l'affaire Bettencourt, a adressé une convocation au procureur de Nanterre, Philippe Courroye. Ce courrier l'avertit de l'intention de la magistrate de le mettre en examen. Elle disposerait d'élément montrant que le procureur de Nanterre est personnellement impliqué dans les écoutes téléphoniques des trois journalistes du Monde, alors qu'ils enquêtaient sur l'affaire Bettencourt et les soupçons de financement illégal par l'héritière de L'Oréal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
9h: Sarkozy n'est «concerné par aucune» affaire
Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a affirmé sur Canal+ que Nicolas Sarkozy n'était «concerné par aucune» des affaires judiciaires qui ébranlent la majorité, assurant n'avoir lui-même «pas accès aux PV d'audition» concernant ces enquêtes.
«Je défends Nicolas Sarkozy car il est attaqué de façon tout à fait injuste et scandaleuse. Quand je lis un éditorial sur le Web indiquant qu'il est cerné par les affaires judiciaires alors qu'il n'est concerné par aucune affaire judiciaire, je trouve que c'est malveillant», a déclaré le ministre interrogé sur les affaires Bettencourt et Karachi.
8h40: Claude Guéant demande de «faire confiance à la justice»
Interrogé mercredi sur Canal + sur les propos de Claire Thibout, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a demandé de «faire confiance à la justice». «Je trouve que c'est une dérive grave pour le fonctionnement de nos institutions, pour la respiration de nos démocraties, de faire des procès à l'emporte-pièce dans la presse, des discours, des communiqués; laissons faire la justice», a-t-il dit.
Claire Thibout, l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, évoque à nouveau ce mercredi dans Libération la remise en janvier 2007 d'une enveloppe de 50.000 euros d'argent liquide à destination de l'ancien ministre du Budget, Eric Woerth. Des propos à même d'alimenter les spéculations sur le financement par l'héritière de L'Oréal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, financement qui fait l'objet d'une instruction judiciaire.
«Je n'ai jamais assisté à une remise d'espèces, sauf à celle de 50.000 euros que madame Bettencourt a remise à monsieur de Maistre suite à la demande qu'il m'avait faite pour Eric Woerth», déclare Claire Thibout. Eric Woerth était alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy. L'ancienne comptable précise avoir «régulièrement» remis des espèces à monsieur Bettencourt pendant «toute la durée» de son emploi chez le couple, de 1995 à 2008.
Claire Thibout confirme aussi les «visites fréquentes» de personnalités politiques de droite dans l'hôtel particulier des Bettencourt à Neuilly. Elle cite notamment Nicolas Sarkozy, son ancienne épouse Cécilia et Eric Woerth. «Je ne dis pas que tous venaient pour ça (des remises d'enveloppes en liquide, ndlr), mais il est clair que certains venaient aussi pour ça», ajoute-t-elle.
Quant aux révélations de la juge Isabelle Prévost-Desprez dans son livre Sarko m'a tuer, où la magistrate dit avoir eu vent de versements d'argent de Liliane Bettencourt à Nicolas Sarkozy avant l'élection de celui-ci à la présidence de la République en 2007, Claire Thibout les juge crédibles. «Je ne suis pas au courant de cet épisode, mais cela me paraît crédible», dit-elle.