Accident de Marcoule en direct: «On peut affirmer qu'il n'y a pas eu de rejet radioactif massif», selon la Criirad

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Publié le 12 septembre 2011.

NUCLÉAIRE - L'explosion a fait un mort et quatre blessés sur le site nucléaire de Marcoule, près de Codolet (Gard)...

Numéro de la cellule d'informations sur l'accident nucléaire:
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Ce live est désormais terminé, merci de l'avoir suivi sur 20Minutes. Retrouvez la synthèse des événements de ce lundi en cliquant ici.

20h15: Aucune trace de radioactivité parmi les mesures de l'IRSN
Philippe Renaud, chef de laboratoire à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), a indiqué à 20Minutes que les premières mesures effectuées sur le site nucléaire de Marcoule n'avaient relevées «aucune trace radioactive». Même résultat sur celles effectuées sur le personnel du site. Des mesures plus fines sont en cours.

20h01: NKM sur place «pour assurer la transparence»
En déplacement sur le site nucléaire de Marcoule, la ministre de l'Ecologie a assuré être là «pour assurer la transparence dans cet accident industriel dont on ne comprend pas les origines». Nathalie Kosciusko-Morizet a reconnu qu'il y avait eu «des remarques» faites par l'ASN, mais qu'elles étaient «en voie de règlement». Pour l'heure, le four endommagé a été mis sous scellé et trois enquêtes ont été ouvertes, menées par l'ASN, l'inspection du travail et la gendarmerie. La ministre a également assuré qu'il n'y avait pas eu de fuite radioactive et que le blessé grave avait été brûlé à 80%.

19h48: «On peut affirmer qu’il n’y a pas eu de rejet massif», selon la Criirad
La Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) indique en fin d’après-midi qu’elle «n’a pas détecté d’augmentation de la radioactivité». «Nous avons un réseau de surveillance grâce à des balises installés sur le territoire. Nos deux balises les plus proches, Montélimar et Avignon, n’ont pas détecté d’augmentation», a indiqué à 20Minutes un responsable de l’association. «Cela ne prouve pas qu’il n’y a pas eu de rejet, mais cela montre en tout cas que s’il y en a eu, ils n’ont pas été de nature grave», a-t-il ajouté. La Criirad indique par ailleurs avoir dépêché sur place un bénévole avec un compteur Geiger: «Lui non plus n’a pas enregistré d’augmentation du rayonnement. Il faudra maintenant réaliser des prélèvements pour une analyse plus fine de la situation, mais on peut affirmer qu’il n’y a pas eu de rejet massif.» Pour la Criirad, cet incident montre néanmoins qu’il faut «rester vigilant, même sur des dites périphériques comme celui de Centraco à Codolet qui arrive en fin de cycle puisqu’il traite les déchets. C’est l’ensemble de la chaîne qu’il faut surveiller.»

19h43: L'accident de Marcoule, par l'AFP

18h24: Ségolène Royal demande au gouvernement «l'information de tous»
Faisant part de «sa très vive émotion» après la mort d'un employé du site de Marcoule, Ségolène Royal «demande au gouvernement, notamment au ministre de l’Intérieur de communiquer en temps réel les informations en sa possession sur les circonstances de cet accident et de dire la vérité sur  les risques éventuels encourus». «L'urgence doit être à la protection des employés du site et des habitants et à l'information de tous», conclut-elle dans un communiqué.

18h15: L'Observatoire du nucléaire appelle à la sortie du nucléaire
L'association se montre particulièrement inquiète après l'accident de Marcoule et ses conséquences, estimant qu'il démontre «la réalité du risque nucléaire». «Il faut rappeler que la seule option pour assurer la sûreté nucléaire est de mettre un terme au plus vite aux activités de cette industrie par nature irresponsable. Sortir du nucléaire en moins de 10 ans est un impératif, en moins de 5 ans serait le plus sensé», indique un communiqué.

18h07: La Commission européenne suit de près l'accident de Marcoule
L'accident de Marcoule sera suivi de près par la Commission européenne en lien avec les autorités françaises, a indiqué l'exécutif communautaire. «Aucune radiation n'a été signalée par les autorités françaises. La Commission suivra la situation de près en lien avec les autorités françaises», a précisé la Commission. Les Etats membres de l'UE doivent terminer cette semaine les stress tests (tests de résistance) des centrales nucléaires européennes décidés après l'accident de Fukushima au Japon et les résultats devraient en être connus d'ici décembre.

16h35: L'accident est «terminé», aucune contamination relevée
L'accident est «terminé» et aucune contamination n'a été relevée, a annoncé l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). «Le bâtiment concerné n'a pas été endommagé», a indiqué l'ASN dans un communiqué. «Les blessés ne sont pas contaminés et les mesures réalisées à l'extérieur du bâtiment par l'exploitant et les services publics de pompiers spécialisés n'ont révélé aucune contamination.» L'incendie a été maitrisé à 13h. «Cet accident ne comporte pas d'enjeu radiologique ni d'action de protection des populations. L'ASN suspend son organisation de crise», ajoute l'agence.

16h29: «Pas d'alarme, pas de bruit»
Adrien Baudu, 25 ans, ingénieur en sûreté nucléaire sur le site de Marcoule, témoigne pour 20Minutes: «J'étais là à midi quand l'accident a eu lieu. Il n'y a pas eu d'alarme, pas de bruit. Aucune mesure de confinement n'a été prise, ils n'ont bloqué le site que deux heures après l'explosion. Il n'y a pas de risque à craindre sur les rejets radioactifs parce qu'il n'y a pas eu de périmètre de sécurité.»

16h20: Pas encore d'explications à l'explosion
Interrogé par 20Minutes, Roland Vierne, membre de l'équipe de direction du site de Marcoule, a indiqué que ce n'était pas le four en lui-même qui avait explosé ce lundi matin. «La déflagration a eu lieu dans un local qui se trouve dans le four», a-t-il précisé, ajoutant qu'il n'y avait pas d'explications à cet incident et que l'enquête en cours avait été confiée à la gendarmerie. Les deux fours du site ont été arrêtés et il n'y a aucune conséquence sur des rejets radioactifs. Cet incident «de niveau 1» est le premier qui a lieu sur le site, en fonction depuis 1999. «Le personnel est choqué», a-t-il ajouté.

15h50: Le préfet du Gard va se rendre sur place
D'après notre envoyée spéciale sur place, le préfet du Gard devrait bientôt se rendre sur place et faire un point-presse. Le site Centraco de traitements de déchets faiblement radioactifs possède deux fours. C'est l'un des deux qui a explosé ce lundi matin.

15h42: Un taux de radioactivité «naturelle» sur place
D'après notre envoyée spéciale sur le site de Marcoule, le taux de radioactivité relevé par le membre d'une association donne une radioactivité «naturelle».

15h33: Sur place, aucune communication, pas de fumée non plus
D'après notre envoyée spéciale sur place, les gendarmes bloquent le site nucléaire de Marcoule, mais aucune information ne filtre pour le moment. Aucune fumée n'est visible non plus depuis l'extérieur du site.

15h16: L'AIEA demande des explications à la France
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a réclamé des informations aux autorités françaises sur l'explosion du site de Marcoule. Yukiya Amano, directeur général de l'AIEA, a précisé que le centre de crise de l'agence onusienne avait été «immédiatement activée».

15h11: Pas d'évacuation du site ni de confinement des salariés, selon le ministère de l'Intérieur

15h02: «Un accident industriel, pas un accident nucléaire»
Selon un porte-parole d'EDF, cité par le Midi Libre, «c'est un accident industriel, ce n'est pas un accident nucléaire». «Dans ce type de four, il y a deux types de déchets: des déchets métalliques (vannes, pompes, outils) et des déchets combustibles comme des gants ou des combinaisons de travail des techniciens», a-t-il précisé. «L'incendie déclenché par l'explosion a été maîtrisé», ajoute EDF.

14h57: Les employés du site nucléaire confinés sur place
Voici le témoignage d'un internaute de 20Minutes: «Je ne suis pas sur place, mais mon copain y travaille, je l'ai eu au téléphone. L'explosion aurait eu lieu à 11h45 (d'après les médias) alors que sur place ils n'ont été avertis par l'alarme qu'à 13h. Ils sont actuellement confinés dans des bâtiments sans avoir plus d'informations et dans l'attente de pouvoir sortir.»

14h55: La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, va se rendre sur le site de Marcoule
C'est ce qu'elle mentionne sur son compte Twitter.

14h51: Eva Joly demande au gouvernement «toute la transparence» sur l'accident
Dans un communiqué, Eva Joly demande «que le gouvernement fasse toute la transparence en temps réel sur les conditions de cet accident et sur les risques encourus par les travailleurs du site et la population locale». La candidate écologiste à la présidentielle ajoute: «Six mois après la catastrophe de Fukushima, cet accident remet sur le devant de la scène le risque inacceptable que constitue le nucléaire pour la vie humaine. Les alternatives énergétiques existent, l'heure est venue de sortir du nucléaire!»

14h45: Risque de fuite radioactive faible
D'après France 3, l'ASN annonce «des possibilités de fuite très faiblement radioactive, mais aucun rejet de radioactivité dans l'air». «Les vents à 13h s'orientaient en direction d'Avignon depuis le site nucléaire», ajoute le site de la chaîne.

14h36: Le bâtiment contenant le four n'a pas explosé
Un porte-parole d'EDF a affirmé que la personne décédée se trouvait dans un local situé à côté du four mais que la détonation était restée contenue dans ce dernier, sans faire exploser le bâtiment lui-même. Le blessé évacué à Montpellier a été grièvement brûlé et est dans un état grave, a ajouté EDF, qui n'a pas pu fournir dans l'immédiat d'explication à l'explosion.

14h32: Un site nucléaire, mais pas une centrale
Interrogée par I-Télé, la députée européenne Corinne Lepage a précisé que le site de Marcoule n'était pas une centrale nucléaire, mais bien un site de retraitement de déchets nucléaires.

14h28: L'action d'EDF chute en bourse
La Socodei, qui gère le site nucléaire de Marcoule, étant une filiale d'EDF, l'action de l'entreprise française perdait à 14h15 près de 7% à la Bourse de Paris, signale le Midi Libre.

14h19: Le four servait à fondre des déchets radioactifs «de faible à très faible activité»
Selon les premières informations, l'explosion a touché un four servant à fondre des déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité, indiqué l'Autorité de sûreté nucléaire dans un communiqué. «Il n' y a pas de rejets à l'extérieur de l'installation», ajoute-t-elle. Celle-ci a déclenché son plan d'urgence conformément aux procédures, ajoute le communiqué de l'ASN.  

14h12: Pas de mesure de confinement à la radioactivité pour les villages autour du site nucléaire
Aucune mesure de confinement à la radioactivité n'a été mise en place dans les villages alentours, rapporte le Midi Libre

14h08: Un mort, un blessé grave et trois blessés légers
L'homme décédé a été retrouvé carbonisé. Le blessé grave a été évacué dans un hôpital de Montpellier tandique «les trois personnes blessées plus légèrement ont été transportées au centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze», rapporte le Midi Libre.

14h05: Pas de rejets radioactifs à l'extérieur pour le moment
«Pour l'instant, il n'y a pas de rejets à l'extérieur», a indiqué à l'AFP un porte-parole du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Le centre Centraco est géré par la société Socodei, filiale d'EDF, à Codolet.

L'explosion d'un four ce lundi matin sur le site nucléaire de Marcoule, près de Bagnols-sur-Cèze (Gard), a fait un mort et quatre blessés dont un grièvement, rapportent Midi Libre et France 3.

Si la préfecture a évoqué un risque, il n'y a eu aucune fuite radioactive, selon une source proche de l'enquête citée le quotidien régional.

 Incendie suivi d'une explosion

L'accident s'est déroulé vers 11h45 dans l'usine de retraitement de déchets nucléaires Centraco (Centre nucléaire de traitement et de conditionnement) à la suite d'un incendie, d'après France 3. L'homme qui est décédé a été retrouvé carbonisé, celui grièvement blessé a été «évacué d'urgence en hélicoptère, vers le CHU Lapeyronnie, à Montpellier», indique Midi Libre.

La gendarmerie, les pompiers et un hélicoptère du SAMU sont sur les lieux, un périmètre de sécurité a été mis en place autour du site nucléaire, selon Midi Libre et France 3.

C.C. avec M.B., A.R. sur place et Reuters
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