Localisation anti-dopage: Jeannie Longo aurait failli aux règles

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Publié le 9 septembre 2011.

QUEBEC - Jeannie Longo, au soir de sa carrière, est rattrapée par les exigences modernes de la localisation antidopage auxquelles aurait failli cette championne cycliste à la longévité légendaire (52 ans).

Présente au plus haut niveau depuis 1979, la sportive préférée des Français selon un récent sondage devra s'expliquer devant la Fédération française de cyclisme (FFC).

L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) lui reproche trois manquements en dix-huit mois aux règles de localisation qui imposent aux sportifs d'indiquer où ils se trouvent quotidiennement de 6 heures à 23 heures, avec un créneau préférentiel d'une heure par jour.

Si David Lappartient, président de la FFC, a été alerté, la Fédération n'a pas encore reçu le dossier qui doit être instruit par sa commission de discipline.

"De deux choses l'une, ou les non-localisations peuvent pour certaines être expliquées par un cas de force majeure, et ce sera à Jeannie Longo de s'expliquer, ou bien la commission juge que les arguments ne sont pas suffisamment valables et là il y a sanction, qui peut aller de trois mois à deux ans", a expliqué David Lappartient.

La Grenobloise, dans un communiqué transmis par son avocat à l'AFP, a réagi brièvement. En relevant avoir été informée par la presse, suite aux révélations du journal l'Equipe, elle s'est étonnée d'être "considérée comme faisant toujours partie du groupe-cible d'athlètes de haut niveau astreints à l'obligation de localisation alors qu'en principe cette désignation dont elle a fait l'objet en 2008 est limitée à une durée d'un an".

La championne, qui a dit faire confiance à la FFC pour un examen "impartial et objectif", a souligné avoir "été contrôlée plus qu'aucun autre athlète au monde sans que jamais les résultats ne laissent le moindre doute sur son exemplarité sportive".

"C'est sans doute l'athlète française la plus contrôlée de tous les temps, donc si depuis 32 ans elle se dopait je pense que ça se saurait", a confirmé à l'AFP le président de la FFC qui croit "plus à de la négligence de sa part".

"Ce n'est peut-être pas trop son truc d'aller se localiser sur internet quand elle change d'hôtel", a ajouté David Lappartient.

La championne, très tournée vers la nature, a un caractère très indépendant. Longtemps, elle a refusé avec son entraîneur et mari Patrice Ciprelli les hôtels officiels lors des grandes compétitions pour privilégier les logements à l'écart, si possible à la campagne. Comme elle continue à le faire à l'entraînement, en France ou aux Etats-Unis, lors des stages d'altitude qu'elle affectionne avant les grands rendez-vous.

C'est d'ailleurs aux Etats-Unis qu'aurait été constaté, selon le quotidien sportif, le troisième problème de localisation en juin dernier, à l'approche du contre-la-montre des Championnats de France qu'elle allait remporter haut la main. Le 58e de ses 59 titres nationaux dans un palmarès incomparable riche de l'or olympique et treize maillots de championne du monde.

"Cette affaire est gênante", a reconnu David Lappartient sur Infosport. "Pour Jeannie Longo elle-même, parce que cela peut ternir son image alors qu'elle ne le mérite pas du tout, et puis gênante pour la FFC". Il lui revient d'instruire un dossier contre la plus prestigieuse de ses licenciées qui a reçu le soutien de Laurent Jalabert.

L'ancien champion a déclaré "ne pas croire une seconde" à une volonté de tricher: "Je crois que c'est davantage un problème de communication. Il y a probablement un décalage avec le milieu des contrôleurs et puis le style de vie de Jeannie Longo."

© 2011 AFP
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