L'UMP en rangs dispersés sur les réformes à mener

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Publié le 3 septembre 2011.

POLITIQUE - Fiscalisation des allocations, taxation des plus-values immobilières créent le trouble au campus UMP...

L’UMP se vante de n’avoir qu’un candidat à la présidentielle, contrairement au PS. Reste à s’accorder sur les idées alors que Bruno Le Maire doit intervenir samedi après-midi au campus UMP de Marseille. Mais les choses s’annoncent très difficiles pour un parti aux familles idéologiques multiples.

Les crispations se font en effet sentir sur une multitude de sujets. La proposition de Bruno Le Maire de fiscaliser les allocations familiales fait réagir de nombreux responsables. A commencer par Marc-Philippe Daubresse, le secrétaire général adjoint de l’UMP, qui se dit «totalement opposé». «La politique familiale fait partie des fondamentaux, ça ne sera pas dans le projet», assure-t-il. Nadine Morano, ancienne secrétaire d’Etat à la Famille fait, elle, une proposition alternative samedi en marge du campus : «plus que la fiscalisation des allocations, je pencherais plutôt pour un plafonnement au niveau des revenus». En clair : ne plus verser d’allocations aux foyers les plus privilégiés.

Foire d’empoigne sur les allocations familiales

Une idée qui fait bondir Hervé Mariton, député de la Drôme et auteur d’un rapport parlementaire récent sur la politique familiale : «même les socialistes ne le proposent pas, j’y suis farouchement opposé». «La fiscalisation proposée par Bruno Le Maire n’est pas une idée fameuse» et l’idée de Nadine Morano est «exactement le contraire de ce que la majorité veut». «Il faut prendre conscience de ce qu’est l’opinion dominante!», s’agace-t-il.

Autre sujet d’énervement : la suppression voulue par le gouvernement des abattements sur la plus-value immobilière des résidences secondaires. Christian Estrosi, député-maire de Nice, se dit résolument contre. Marc-Philippe Daubresse, lui aussi, exprime ses doutes : «on ne peut pas mettre dans la même catégorie un marchand de biens et un fonctionnaire à la retraite qui a mis du temps à acquérir son bien». «Il y a plus d’intelligence dans la tête des députés que dans celle des fonctionnaires de Bercy!»

L’Elysée agacé

Il faut dire que l’opposition des élus UMP paie. Ainsi, le coup de gueule de Jean-Pierre Raffarin contre la hausse de la TVA sur les parcs à thème a eu raison du projet. C’est en tous les cas ce que lui aurait confié hier Nicolas Sarkozy. «Sur les parcs à thème qui représentent seulement 90 millions d’euros, OK. Mais sur les plus-values sur les résidences secondaires, la négociation va être beaucoup plus dur», prévient-on dans l’entourage du président de la République. Où l’on soupire : «tout le monde est d’accord pour supprimer les niches fiscales, mais dès qu’on commence à en supprimer, tout le monde est contre…»

De notre envoyé spécial à Marseille, Alexandre Sulzer
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