Manifs sous haute surveillance

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Publié le 27 mars 2006.

Après les violences commises lors des manifestations de jeudi, de nombreuses voix se sont élevées accusant les forces de l'ordre de ne pas être intervenues assez tôt pour arrêter les casseurs. « Face à l'évolution de la situation, je vous demande de mettre en place des dispositifs particulièrement adaptés à l'interpellation des fauteurs de troubles », a indiqué vendredi Nicolas Sarkozy aux policiers, musclant clairement les consignes. « Il faut rentrer à l'intérieur des cortèges, aller chercher ceux qu'on doit aller chercher », a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Mais samedi, les responsables des syndicats ont indiqué lors d'une réunion avec Nicolas Sarkozy, qu'ils étaient « opposés » à ce que la police pratique des interpellations de casseurs à l'intérieur des cortèges de manifestants contre le CPE. « Cela engendrerait des provocations », a déclaré Jacques Girod, de Force Ouvrière.

En revanche, tous les syndicats ont accepté qu'outre une présence policière à l'avant et à l'arrière de la manifestation, les forces de l'ordre soient présentes « dans les rues latérales », à condition qu'elles ne soient « pas visibles », a précisé Jacques Girod. Si le ministre de l'Intérieur a reconnu qu'il était « difficile » d'extraire les casseurs des groupes de manifestants, il a demandé aux forces de sécurité d'employer des équipes adaptées à ce type de situation et de renforcer la videosurveillance.

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