Comme elle s’y était engagée, la préfecture des Côtes-d’Armor a publié lundi sur son site les résultats complets des analyses pratiquées sur les sangliers morts à Morieux, dans la baie de Saint-Brieuc, fin juillet. Réalisées par l’école vétérinaire de Lyon, les analyses ont révélé la présence d’hydrogène sulfuré dans les poumons des sept sangliers autopsiés. Ce gaz, dégagé par les algues vertes en décomposition, renforce donc l’hypothèse d’une intoxication par les algues.
Une nouvelle analyse va être demandée afin de rechercher d’autres molécules pouvant être impliquées dans la mort des sangliers. En attendant, la préfecture assure que toutes les mesures de précaution ont été prises: des mesures des émanations de gaz par les vases de l’estuaire du Gouessant ont été mises en place, l’accès à la plage de Saint-Maurice est toujours interdit et les algues sont collectées quotidiennement afin d’éviter leur pourrissement. 40.000 flyers, 345 affiches et 400 panneaux d’information ont été déployés pour informer les vacanciers des dangers des algues vertes.
Quant au projet de bassin de Saint-Brieuc, qui s’inscrit dans le cadre du plan de lutte national contre les algues vertes lancé en février 2010, il devrait être signé en septembre, assure la préfecture. Le seul moyen d’assurer une disparition durable de cette pollution mortelle.