Les jeunes ne se lassent pas de la rue

0 contributions
Publié le 24 mars 2006.

Prêts à un mouvement de longue haleine. Quelque 220 000 personnes selon la police, 450 000 selon les organisateurs, ont réclamé hier le retrait du CPE dans les rues de France, avec un cortège parisien qui a rassemblé entre 23 000 et 50 000 manifestants, selon les sources. Si la mobilisation, principalement étudiante et lycéenne, a donc été inférieure à celle de jeudi dernier, elle reste identique à celle des autres journées d'action qui se multiplient depuis le 7 février. Quant à la détermination des jeunes, qui ont à leur actif un mois de grogne anti-CPE, elle semblait hier intacte. « Ce n'est pas qu'une manif de plus, c'est une sorte de bras de fer », a expliqué une lycéenne à Montpellier, tandis qu'un étudiant lui faisait écho à Paris, en affirmant que « le gouvernement ne craque pas, et nous non plus ». Dur contre dur, donc. « Cela va faire plus d'un mois qu'on est en grève. Si on laisse tomber maintenant, on aura tout perdu », expliquait un étudiant en arts plastiques. Alors que soixante-huit universités étaient encore bloquées ou perturbées hier selon le ministère de l'Education, soit neuf de plus que la veille.

Selon un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et iTélé, paru aujourd'hui, l'opinion se montre de plus en plus hostile au CPE. Hier, 66 % des Français se sont dits favorables au retrait du texte par Dominique de Villepin, contre 64 % la semaine dernière. L. d. C.

©2006 20 minutes
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr