Depuis le 1er juillet, les valeurs bancaires françaises ont perdu 7%. Soit presque autant que les banques grecques ou espagnoles, en pleine crise. Ces établissements sont «entraînés dans la contagion», estime Philip Lawlor, stratégiste chez Smith & Williamson à Londres. En effet, si leurs résultats sont bons, ils ont en revanche beaucoup investi dans les bons du Trésor des pays en crise. Ils risquent donc de ne pas être remboursés si l'un de ces pays se trouve en défaut de paiement, ce qui inquiète les investisseurs. Tour d’horizon de l’exposition de la France aux créances des pays européens en difficulté.
L’ensemble des établissements français détiennent :
27% (10 milliards) de la dette publique grecque, et 31% (46 milliards) de l’ensemble des créances du pays (dettes bancaires comprises).
20% (2,8 milliards) de la dette publique irlandaise, et 8% (39 milliards) de l’ensemble des créances du pays (dettes bancaires comprises).
23% (5,8 milliards) de la dette publique portugaise, et 10% (10 milliards) de l’ensemble des créances du pays (dettes bancaires comprises).
La plus exposée: BNP Paribas
Espagne: 3,9 milliards d'euros
Grèce: 4,9 milliards d'euros
Irlande: 497 millions d'euros
Italie: 24,1 milliards d'euros
Portugal: 2 milliards d'euros
Espagne: 2,22 milliards d'euros
Grèce: 2,65 milliards d'euros
Irlande: 442 millions d'euros
Italie: 3,34 milliards d'euros
Portugal: 631 millions d'euros
Espagne: 2,77 milliards d'euros
Grèce: 655 millions d'euros
Irlande: 135 millions d'euros
Italie: 10,12 milliards d'euros
Portugal: 1,1 milliard d'euros
Espagne: 380 millions d'euros
Grèce: 1,26 milliard d'euros
Irlande: 312 millions d'euros
Italie: 3,497 milliards d'euros
Portugal: 319 millions d'euros