Des costumes flamboyants, des chars étincelants, des effets spéciaux et une musique enchanteresse, bienvenue dans le monde de « Fantillusion ». Tous les soirs*, une fois la nuit tombée sur le parc, les lumières s'éteignent tout le long de Main Street pour célébrer le passage de l'éblouissante parade nocturne. Un show met alors en scène les célèbres héros et vilains du monde de Disney en un tourbillon de féérie alimenté par des milliers de lumières scintillantes.
Et les costumes des personnages n'y échappent pas. Chacun d'entre eux s'illumine grâce à la fée électricité, mais grâce aussi aux pouvoirs des petites mains qui s'agitent chaque jour au sein d'un atelier digne d'une maison de haute couture. En coulisses, 55 personnes travaillent sans relâche à la conception, la fabrication et la maintenance des 50 000 costumes, parmi lesquels ceux de « Fantillusion », les plus compliqués.
Ne pas brûler
« Deux parties sont créées sur ces costumes équipés de LED ou de fibres optiques et alimentés par une batterie, explique Francine Castel, responsable costumière artistique pour ‘'Fantillusion''. La première, très basique, est celle sur laquelle est fixé le circuit électrique. Elle est réalisée en coton polyester car c'est une matière qui ne brûle pas facilement au cas où il y aurait une petite étincelle. Une fois les lumières fixées, en moyenne quinze jours plus tard, la seconde partie vient se superposer sur cette base pour donner tout son lustre à l'ensemble. »
Le costume est alors fin prêt à parader. Une fois monté sur son char, le personnage n'a plus qu'à l'allumer grâce à un classique interrupteur. Reste à porter le tout. « Sur la balance, une fois le circuit électrique installé et les 495 LED fixées individuellement, un costume de Jafar maléfique par exemple, affiche presque dix kilos », avertit Francine Castel. Un poids qui doit complètement disparaître aux yeux du public. A priori, le pari est gagné. Chaque soir « Fantillusion » réunit des milliers de spectateurs,les yeux illuminés par la magie de Disney.