Deux ans après sa mort, le business Michael Jackson se porte bien. Non content d’être l’artiste disparu le plus rentable, les produits dérivés estampillés «Michael» pullulent (un parfum Michael Jackson vient même de sortir) et de nombreux projets exploitant l’image du chanteur sont en cours. Une frénésie à double tranchant selon l’analyse de Paul Morizet, responsable de l’activité GreenLight en France et expert en utilisation de célébrités par les marques.
Non, cela concerne une infime partie des artistes. Il faut déjà avoir accédé à un certain statut, être une icône, comme Franck Sinatra ou John Lennon, pour susciter autant de nostalgie.
Il a toujours intrigué. Il était sur une pente descendante, avec une image de «freak». Sa mort l’a rendu plus humain, il est passé du bizarre au normal. Un phénomène amplifié par la soudaineté de sa mort et le succès du film This is it, qui dévoilait une autre facette de Michael et révélait un showman très humain.
C’est à ses héritiers et à ses mandataires de faire le tri. Michael Jackson est devenu une marque à sa mort. Pour éviter sa dépréciation, il faut jouer sur la rareté. Et rester cohérent en faisant des choses en lien avec l’univers de Michael Jackson.
Non, regardez Elvis Presley!