Open EDF de Paris: Les relayeurs font toujours autant de remous

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Publié le 23 juin 2011.

NATATION - Alain Bernard, attaqué par Camille Lacourt, ne regrette rien de ses propos sur Yannick Agnel...

Comme souvent lorsqu’il est en phase de préparation, Alain Bernard est en quête de «confrontation». A l’Open EDF de Paris, l’Aubagnais entend bien défier quelques rivaux et marquer son territoire avant les Mondiaux de Shanghai. Avec la présence de Cesar Cielo, il devrait s’amuser sur 50m (la seule distance individuelle sur laquelle il est engagé en Chine). Mais le face à face le plus attendu l’opposera, sans bonnet ni lunettes, à Yannick Agnel, le compère frondeur du relais avec qui il n’a toujours pas échangé depuis la passe d’armes des jours derniers.

L’espoir français des bassins n’est pas certain de tenir sa place à Shanghai dans le 4X100m. Il l’a récemment évoqué, ce qui a agacé Bernard, inquiet de voir l’équipe dépouillée d’un de ses meilleurs éléments. Le champion olympique du 100m avait parlé d’égoïsme. «Je ne regrette pas ce que j’ai dit. C’est ce que je pense et je n’ai aucune animosité envers Yannick», confie-t-il, navré de l’ampleur de la polémique. Après l’affaire Bousquet, la natation française s’est bien trouvé un nouveau feuilleton à trois semaines des championnats du monde.

«L’hôpital qui se fout de la charité»

La vague provoquée par Bernard a déjà franchi le cercle des relayeurs, puisque jeudi, Camille Lacourt, a défendu Agnel. «Je pense que les remarques d'Alain (Bernard) n'ont pas lieu d'être. Yannick a l'honnêteté de dire qu'il n'arrivera pas à mener toutes ses épreuves au meilleur niveau. Lui, il a l'honnêteté de le dire. Certains auraient dû faire pareil. C'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité», allume le dossiste, en marge du meeting parisien.

En réagissant le premier, Bernard a surtout parlé au nom des nageurs restés sur le carreau lors de la sélection. Son ami Boris Steimetz en fait partie: «Voir que certains puissent dénigrer le relais en privilégiant une course individuelle, c’est dur, confie le sprinteur antibois, remplaçant au sein du relais depuis plusieurs années. Il a pris la place de quelqu’un d’autre qui avait le potentiel, c’est dommage. Après, il ne faut pas en faire tout un drame.» Pour Alain Bernard, il est aussi temps de se réunir autour d’une table et de mettre fin aux prises de position dans les médias. Plus qu’une répétition générale, l’Open EDF de ce week-end servira avant tout à cela.

Romain Scotto
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