Fait sans précédent dans son histoire, le groupe Carrefour fait face depuis plusieurs semaines à un mouvement de grèves à répétition, avec des revendications salariales. L'enseigne a été condamnée mardi à une amende de 3,66 millions d'euros pour non-respect du smic envers 1 200 de ses salariés en France. La direction n'ayant pas pris en compte le temps de pause dans le calcul du salaire mensuel. Hier, elle a indiqué qu'elle ferait appel de cette décision. « L'ensemble des salariés de Carrefour perçoit une rémunération annuelle qui est supérieure au smic », a assuré Jean-Luc Masset, directeur des ressources humaines du groupe, au micro de RTL. Les tensions sociales qui secouent Carrefour surviennent après une période de « transformation du groupe, avec des négociations salariales très dures », résume un analyste parisien, qui a demandé l'anonymat. Avec 140 000 salariés, Carrefour est le premier employeur privé en France.G. W.