Roland-Garros: Tout le monde aime Novak Djokovic

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Publié le 3 juin 2011.

TENNIS - Joueurs, arbitres, ramasseurs, organisateurs. Le Serbe fait l'unanimité auprès de tous...

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Le quarante deuxième victoire du Serbe aura-t-elle lieu contre Federer? Face au Suisse, Novak Djokovic pourrait égaler, en demi-finale, le record de victoires consécutives de John MacEnroe, jeudi après-midi. La série du Serbe fascine autant que le personnage, décrit par ceux qui le côtoient comme un quelqu'un d’une rare sympathie.
 
Ses adversaires: «Il n’a pas de point faible»
Raquette en main, tous les joueurs sont à peu près d’accord pour reconnaître qu’il sait tout faire. De Bakker, Hanescu, Del Potro et Gasquet ont assisté aux premières loges aux balades du Serbe cette semaine. A chaque fois, les victimes de Djoko dressaient le même constat d’impuissance. «Pour le battre, il faut faire le match parfait, résume Gasquet. Il faut taper très, très fort, courir partout... Il n’a pas de point faible.» Juan Martin Del Potro, le seul joueur lui ayant pris un set, a livré le même aveu de faiblesse. Entre admiration et effarement. «Je ne sais pas comment il fait cette saison. Quand vous le regardez jouer, il est impressionnant… il est prêt à être numéro 1 mondial très rapidement.» Une victoire jeudi et une qualification en finale lui suffiraient d'ailleurs à déloger Rafael Nadal.
 
Un juge arbitre: «Peu importe le court ou l’horaire»
Le Serbe n’est pas connu pour ses caprices de stars. Loin de là. Rémy Azémar, juge arbitre adjoint pendant Roland-Garros n’a jamais eu affaire au Serbe depuis le début du tournoi. «Certains ont des exigences en terme de programmation. Ils veulent jouer à telle heure, sur tel court. Ce n’est pas du tout son cas. Il est très facile à vivre.» Central ou Lenglen, début d’après-midi ou de soirée, le Serbe joue quand on le lui demande. Avant de finir son match contre Del Potro, interrompu par la nuit en huitième de finale, Djoko a pourtant effectué une requête, via son entourage. «Les deux joueurs s’étaient mis d’accord pour jouer en début d’après-midi. Dans ce cas, nous, on s’efface», explique Rémy Azémar.
 
Un organisateur: «Il peut demander des places de concert»
Présent dans les salons de Roland-Garros pour compléter le plateau des prochains tournois de Marseille et Nice, Jean-François Caujolle a fait une croix sur la participation du Serbe. Celle-ci ne se négocierait pas à moins de 500.000 dollars, un prix prohibitif pour les petits budgets français. Pourtant, le directeur de tournoi accueille chaque année le Serbe au Masters1000 de Bercy. Il le décrit comme un joueur sans exigence, qui tient ses engagements. «Une fois, il m’avait demandé des places de concert pour le Bataclan. Je lui ai trouvé ça et il me les a payées. C’est quelqu’un qui aime bien visiter, sortir, même quand il est en tournoi.» Tout l’inverse d’un Nadal, beaucoup plus casanier.
 
Un ramasseur de balle: «Il dit merci»
Dans l’univers des petits soldats verts, Djokovic fait partie des chouchous. S’il plaît aux ramasseurs, Djoko le doit à sa sympathie plutôt qu’à son jeu. Le Serbe serait «l’un des plus cools» du plateau. Toujours  correct, jamais brutal quand il demande sa serviette. Il n’est pas du genre à mettre en place certains rituels, comme le font certains, exigeant leur serviette en boule ou dépliée. Le Serbe ferait même l’effort d’employer quelques mots de français. «Il dit merci», explique l'un d'eux, ce qui ne serait pas courant sur le circuit. Surtout du côté des joueurs français.
Romain Scotto, à Roland-Garros
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